dimanche 17 janvier 2016

Je suis belle ô mortel...

              Un jour, elle s'invita chez moi, s'assit délicatement sur une vieille chaise, puis murmura :
              -S'il vous plaît, ne me regardez pas ainsi... vous me gênez, Monsieur. Je suis toute nue !
              -Pardon, Madame, mais je suis triste à mourir, et votre beauté me console...
              -Vous me gênez, Monsieur. Rompons là, je vous prie !

              -Madame, je suis triste pour la France de la déchéance de nationalité qu'on projette d'appliquer
              contre des français déclarés de seconde zone bien avant le vote du Congrès, et qui ne toucherait
              que nos musulmans, avec en prime l'égalité rayée de facto des frontons des édifices publics,
              puisque effacée dans la Constitution, tous les français devenant ainsi des inégaux spécifiques. 
            
              -Quelle tristesse de penser que c'est moi même, l'homme de gauche qui aura mis au pouvoir un
              tel Président de la République Française, et un tel Premier Ministre.
              Ben, dis-donc, Pétain aura fait des émules chez nos socialistes avec ses collabo et ses milices
              "patriotiques" racistes qui ne juraient que par une France blanche, gauloise et chrétienne.
              A quand le serment de fidélité au Maréchal Hollande dû par tous les notables du régime ?

              -J'ai envie de pleurer, Madame la Beauté, devant tant d'inquisition et d'excommunication remises au
              goût de jour, la République socialiste étant entrée en religion.

              -Voyez, Madame que l'Histoire n'est souvent qu'une redite. Mais, autant de saletés en
               politique... Mitterand, lui-même n'aurait jamais osé aller aussi loin. 
              -Mon bon Monsieur, comme je suis triste pour vous et pour la France !
               
               Il était un matin tranquille lorsque la Beauté s'invita chez moi et s'assit sur une chaise
               vieille et bancale, me demanda de me taire, posa toute nue et, me détaillant de ses grands yeux,
               se laissa croquer.
               Et je vis qu'elle pleurait en silence...
                

                                                                                                      A ses admirateurs,
                                                                                                      la Beauté, reconnaissante. 

mercredi 13 janvier 2016

L'état d'urgence - 1


Nouvelle connerie socialiste pour Hollande.

1°) Considérant que l’Etat d’Urgence « maximum » ne fait que constater la faillite de la Police et de la Gendarmerie nationales à parer la menace terroriste, il est juste de considérer qu'offrir des pistolets aux policiers municipaux, permettre aux agents de porter leur arme en toute circonstance sans formation ni sans contrainte à la légitime défense, hors du contrôle de la Justice n'augmentera que le nombre d'armes en circulation pour un plus mauvais contrôle de la situation de crise.

2°) considérant que la France se trouve en opérations de guerre justifiées, on nous l’affirme (Mali, Centre-Afrique, Irak, Syrie, après Afghanistan, Côte d’Ivoire, Tchad), nul ne peut s'étonner, pas même Hollande, que la guerre que nous portons nous soit retournée sur le territoire national.

4°) considérant qu’il conviendrait, pour éviter toutes bavures, de désigner clairement nos ennemis, Daesh et le Net, à l'extérieur et à l'intérieur cette encore maudite cinquième colonne de mauvais français « collabos » radicalisés qu’on nous voudrait musulmane et écologique. Fallait l'oser, mais bravo quand même ! Toutefois, comment reconnaitre les salopards ? Essayons...

5°) considérant que, la Charte de l’Onu stipule que l’Etat d’Urgence peut proposer des actions privatives de libertés et de droits acceptables sans discrimination (sic !), écoutons un secrétaire Général de Préfecture qui cible ce qu'il nomme les « radicalisés » :
-Nous n’assimilons  pas tous les musulmans aux radicaux. On s’intéresse aux gens qui ont une pratique particulièrement assidue, qui changent de comportement ou d’apparence vestimentaire.
Faux-cul, le monsieur ? Soit. Et il ajoute que les « perquisitions » qui ne se judiciarisent* pas donneraient aux malheureux perquisitionnés un certificat de bonne conduite.

 *Ndlr : qui ne se judiarisent pas... si ça, ce n'est pas de la bonne jactance, je ne m'y connais pas.

Suivez bien le monsieur qui arrive avec le GIGN tout encagoulé dans le quartier. Attroupement garanti de curieux. La mosquée perquisitionnée des heures durant. Les policiers qui ressortent avec plein de cartons dans les mains qui laisseraient accroire que... mais qui se révèleront n'être que des exemplaires du Coran, est-ce cela certificat de bonne conduite ? Au jour d'aujourd'hui, je vous jure que les français apprécient, soulagés, n'être pas musulmans. Ni basanés. 
Eh, oui ! Ne donnez plus les beaux prénoms de Rachid et de Fathia à vos enfants sous peine de grande peine.

Ben voyons : défonçons la porte d’un musulman qui fait trop parfaitement ses prières et qui porte la barbe, palpons à loisir les creux et bosses de sa femme pudique qui se voile, fouillons tous les recoins de sa sphère privée, retournons consciencieusement son appartement à la cow-boy et notre croyant assidu nous bénira dans ses prières.
Toréadors abrutis, prenons garde car, de son œil noir, Allah nous regarde !

6°) considérant que la délation aura toujours été le sport national favori des français, tout gendarme vous le garantira, ce bon samaritain de Secrétaire Général malicieux persiste :
-Certaines cibles nous ont été signalées par des voisins, un membre de la famille… ». Pour faire simple, ces victimes nous auront été vendues par la vindicte populaire pour trente deniers après avoir été baisées pour les mieux désigner et séparer du troupeau des fidèles, comme un certain Aïssa, il est déjà 2.000 ans de cela. Et, allez donc ! car, après les bavures de la police, voilà ces nouveaux tordus, si peu civils, ces anonymes français patriotes, insulteurs des libertés d’autrui.
Oh, Dieu, que tous ces marchands se prennent les pieds dans leurs tapis d’infamie et se pendent au sycomore du chemin !

7°) considérant qu’après avoir armé les municipaux, il conviendra d’équiper les Maires, Officiers de Police judiciaire, puis les instits, les toubibs, les curés et pasteurs, les bonnes sœurs, les imams… Pas eux ? Et pourquoi pas eux ? Parce que…
Passons mais, s’il vous plaît, un pistolet pour les assistantes sociale et, pour faire mesure rase, autorisons les milices armées, auxiliaires de justice, assistées des Fédérations de Chasse au tir du nuisible ou de la grive à deux jambes.

Et pourquoi pas un 2ème Amendement à la française ?

mercredi 6 janvier 2016

Je ne suis pas Charlie.


....car franco-algérien, et à l'insu de mon plein gré ! 

Suivez le raisonnement d’un type issu d’Algérie d’avant 1962, et deux fois français de droit car soi-disant né, et dans le département de Tizi-Ouzou, et de père et mère inconnus.Voyez que je vous la baille belle, n’est-il pas ?
Problème il y a quand même : alors que je n’ai rien demandé, je demeure, de par la Constitution algérienne, toujours de nationalité algérienne, statut encombrant dont, le français que je suis ne pourra jamais se défaire.

Imaginons un seul instant que René ait pondu une peinture en noir et blanc de Dieu s’enfuyant, Kalachnikov en bandoulière, la soutane tachée de sang avec, en exergue un texte génial, car très court à la Dieudonné, du genre : « L’assassin court toujours ».
Qui ne dirait que c’est du  Charlie, jusqu’à cette ambiguïté existentielle d’un Dieu revêtu d’une aube chrétienne ou juive que certains voudraient confondre aussi, et à juste titre, avec une gandoura musulmane ? Et que dire à ceux qui, voyant tout en noir, nous aimeraient jusqu’à nous assassiner pour nous apprendre à vivre en bons croyants ?

Vous me suivez toujours ? Bien. Continuons. Après avoir communié au Temple de l’Oratoire de Paris, dimanche dernier, et encore tout interloqué, je sus pertinemment, rien qu’en trempant ma lèvre supérieure dans la coupe de bénédiction, que Jésus était revenu pour nous changer le vin en jus de raisin. De même, je reçus une révélation divine et demandais à René Bouschet de vous la représenter en dessin dont je vous donne la primeur, ne serait-ce que par l’idée.
Mon malheur sera que ce dessin ne viendra pas à temps pour cet article car René, aux abonnés absents, fainéantiserait en poursuivant ses vacances sabbatiques d’hiver, par suite d’une arrivée tardive de la neige.

Or donc, alors que j’étais en pleine communion avec ma coupe d’alliance au jus de raisin, abomination des abomination, je vis le ciel s’entrouvrir et aperçus Golgotha et ses oliviers dans les nuages et trois croix plantées portant des crucifiés décapités avec le cimeterre encore tout dégoulinant de leur sang innocent. Aux pied des croix se tenait un pilote de l’armée royale d’Arabie Saoudite en tenue verte comme le drapeau national, casque de combat et visière rabattue comme tout bourreau qui se respecte se doit de paraître civilement avec, au lointain, toute une belle escadrille de Rafales et cette légende :
-Tout ayatollah saura ainsi que le glaive d’Allah et les bons avions français protègent le royaume d’Arabie.
Mon Dieu, Hollande, la France associée… on avait bien besoin de cela !

Je ne voudrais pas charger le dessin, mais sachez que, dans ma vision était un tag peint en vert-fluo qui, sortant d’un nuage tout banc affirmait, candide : « Peut-on encore croire en Dieu sans sa tête ». Je remarquais tout de go le manque du point d'interrogation. Peu importe car un autre plaisantin, sans nul doute un expatrié français anonyme complétait le tag en couleurs bleu-blanc-rouge d'un :
-Fête (sic) comme Saint-Denis (re-sic), décapité à Montmartre : prenez votre tête sous le bras et allez vous ensevelir vous-même plus loin.
Et un autre, inhumain, (quoique pour être inhumain, encore faut-il être humain), avait barré le « vous faire ensevelir vous-même plus loin », ce qui est une impossibilité dans tous les cas de figure possibles, vous en conviendrez et avait rectifié, en toute justesse, n’ayons pas peur des mots : « …et allez là-bas voir si j’y suis ».
Que d'horreur, dans cette libre expression !

Or donc encore, Hollande ayant été, comme Hérode, informé de la possibilité de la naissance de ce dessin, demanda à Valls, son Mage, de me faire ma fête pour une possibilité de présentation future d’image encore en gestation, mais à caractère subversif certain. Le renseignement policier et la dénonciation anonyme retrouvant toute sa vigueur et sa bonhommie d'avant guerre, on trouva donc un procureur et son juge qui voulurent bien poursuivre et me condamnèrent (séance tenante et sans autre forme de procès) à une peine symbolique de 0 (zéro) jour de prison, par souci des deniers de la France, mais avec déchéance de ma nationalité et expulsion immédiate vers l’Algérie. On ne pouvait faire moins.
L’Algérie, par humanité légiféra dans la nuit et, par une vote antidaté, décréta que la nationalité du sieur Gilou n’était qu’honorifique et ne permettait en aucun cas à la France d’expulser le quidam. Aussi, elle retourna le colis à l’envoyeur avec demande d’accusé de réception.

Depuis ce jour, réhabilité dans ma nationalité, la France ne pouvant me rendre apatride, la Présidence de la République m'octroya la Légion d’honneur et, la Patrie m'ouvrant grand les bras, j'eus à nouveau la permission de faire de l’humour laïque à la française pour redevenir, de droit, un Charlie, ce qui fit bien ricaner Charb et ses copains.
Merci donc à l’Algérie et à la France qui me permettent de rajouter ceci :

-Que tous ceux qui se sentent plus citoyens des paradis artificiels* que français aillent se faire pendre chez Daesh en Syrie ou en Arabie saoudite pour les fous d’Allah, à Jérusalem pour les fous de Jehova, et à Rome pour les sectateurs fous du même Dieu. Et qu’ils y restent avec défense expresse de revenir commettre des attentats. 

*Ndlr : tous les paradis sont artificiels car seule la foi les justifie. Ah, voyez comme je suis encore et toujours philosophe, en 2016.

Quant aux binationaux, pourquoi les renvoyer à Daesh après les avoir condamnés et déchus de leur nationalité ? Pour qu’ils nous reviennent encore plus salopards et tueurs de masse ? Allons, enfants de la Patrie, gardons-les en prison, au chaud. Ainsi, on sait où ils sont et pas besoin de les chercher et de leur courir après encore une fois.

Comme le dit si justement Julie, ma fifille : gardons nos ordures et faisons le tri sélectif. C'est bon pour la planète.
Et que tous vos souhaits se réalisent en 2016 (et même ceux qui n'ont pu se réaliser en 2015). 
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Pour rappel, voici Drapeau de l'Arabie saoudite  avec son sabre, à ne pas confondre avec celui de Daesh, moins démonstratif.