Un jour, elle s'invita chez moi, s'assit délicatement sur une vieille chaise, puis murmura :
-S'il vous plaît, ne me regardez pas ainsi... vous me gênez, Monsieur. Je suis toute nue !
-Pardon, Madame, mais je suis triste à mourir, et votre beauté me console...
-Vous me gênez, Monsieur. Rompons là, je vous prie !
-Madame, je suis triste pour la France de la déchéance de nationalité qu'on projette d'appliquer
contre des français déclarés de seconde zone bien avant le vote du Congrès, et qui ne toucherait
que nos musulmans, avec en prime l'égalité rayée de facto des frontons des édifices publics,
puisque effacée dans la Constitution, tous les français devenant ainsi des inégaux spécifiques.
-Quelle tristesse de penser que c'est moi même, l'homme de gauche qui aura mis au pouvoir un
tel Président de la République Française, et un tel Premier Ministre.
Ben, dis-donc, Pétain aura fait des émules chez nos socialistes avec ses collabo et ses milices
"patriotiques" racistes qui ne juraient que par une France blanche, gauloise et chrétienne.
A quand le serment de fidélité au Maréchal Hollande dû par tous les notables du régime ?
-J'ai envie de pleurer, Madame la Beauté, devant tant d'inquisition et d'excommunication remises au
goût de jour, la République socialiste étant entrée en religion.
-Voyez, Madame que l'Histoire n'est souvent qu'une redite. Mais, autant de saletés en
politique... Mitterand, lui-même n'aurait jamais osé aller aussi loin.
-Mon bon Monsieur, comme je suis triste pour vous et pour la France !
Il était un matin tranquille lorsque la Beauté s'invita chez moi et s'assit sur une chaise
vieille et bancale, me demanda de me taire, posa toute nue et, me détaillant de ses grands yeux,
se laissa croquer.
Et je vis qu'elle pleurait en silence...
A ses admirateurs,
la Beauté, reconnaissante.
dimanche 17 janvier 2016
mercredi 13 janvier 2016
L'état d'urgence - 1
1°) Considérant que l’Etat d’Urgence « maximum » ne fait que constater la faillite de la Police et de la Gendarmerie nationales à parer la menace terroriste, il est juste de considérer qu'offrir des pistolets aux policiers municipaux, permettre aux agents de porter leur arme en toute circonstance sans formation ni sans contrainte à la légitime défense, hors du contrôle de la Justice n'augmentera que le nombre d'armes en circulation pour un plus mauvais contrôle de la situation de crise.
2°) considérant
que la France se trouve en opérations de guerre justifiées, on nous l’affirme (Mali, Centre-Afrique, Irak,
Syrie, après Afghanistan, Côte d’Ivoire, Tchad), nul ne peut s'étonner, pas même Hollande, que la guerre que nous portons nous soit retournée sur le territoire national.
4°) considérant
qu’il conviendrait, pour éviter toutes bavures, de désigner
clairement nos ennemis, Daesh et le Net, à l'extérieur et à l'intérieur cette encore maudite
cinquième colonne de mauvais français « collabos » radicalisés qu’on
nous voudrait musulmane et écologique. Fallait l'oser, mais bravo quand même ! Toutefois, comment reconnaitre les salopards ? Essayons...
5°) considérant
que, la Charte de l’Onu stipule que l’Etat d’Urgence peut proposer des actions
privatives de libertés et de droits acceptables sans discrimination
(sic !), écoutons un secrétaire Général de Préfecture qui cible ce qu'il nomme
les « radicalisés » :
-Nous n’assimilons pas tous les
musulmans aux radicaux. On s’intéresse aux gens qui ont une pratique
particulièrement assidue, qui changent de comportement ou d’apparence
vestimentaire.
Faux-cul, le monsieur ?
Soit. Et il ajoute que les
« perquisitions » qui ne se judiciarisent* pas donneraient aux malheureux
perquisitionnés un certificat de bonne
conduite.
*Ndlr : qui ne se judiarisent pas... si ça, ce n'est pas de la bonne jactance, je ne m'y connais pas.
Suivez bien le monsieur qui arrive avec le GIGN tout encagoulé dans le quartier. Attroupement garanti de curieux. La mosquée perquisitionnée des heures durant. Les policiers qui ressortent avec plein de cartons dans les mains qui laisseraient accroire que... mais qui se révèleront n'être que des exemplaires du Coran, est-ce cela certificat de bonne conduite ? Au jour d'aujourd'hui, je vous jure que les français apprécient, soulagés, n'être pas musulmans. Ni basanés.
Eh, oui ! Ne donnez plus les beaux prénoms de Rachid et de Fathia à vos enfants sous peine de grande peine.
*Ndlr : qui ne se judiarisent pas... si ça, ce n'est pas de la bonne jactance, je ne m'y connais pas.
Suivez bien le monsieur qui arrive avec le GIGN tout encagoulé dans le quartier. Attroupement garanti de curieux. La mosquée perquisitionnée des heures durant. Les policiers qui ressortent avec plein de cartons dans les mains qui laisseraient accroire que... mais qui se révèleront n'être que des exemplaires du Coran, est-ce cela certificat de bonne conduite ? Au jour d'aujourd'hui, je vous jure que les français apprécient, soulagés, n'être pas musulmans. Ni basanés.
Eh, oui ! Ne donnez plus les beaux prénoms de Rachid et de Fathia à vos enfants sous peine de grande peine.
Ben voyons : défonçons
la porte d’un musulman qui fait trop parfaitement ses prières et qui porte
la barbe, palpons à loisir les creux et bosses de sa femme pudique qui se voile, fouillons
tous les recoins de sa sphère privée, retournons consciencieusement son appartement à la
cow-boy et notre croyant assidu nous bénira dans ses prières.
Toréadors abrutis, prenons
garde car, de son œil noir, Allah nous regarde !
6°) considérant
que la délation aura toujours été le sport national favori des français, tout gendarme vous le garantira, ce bon
samaritain de Secrétaire Général malicieux persiste :
-Certaines cibles nous ont été signalées par
des voisins, un membre de la famille… ». Pour faire simple, ces victimes nous auront été vendues par la vindicte populaire pour trente deniers
après avoir été baisées pour les mieux désigner et séparer du troupeau des fidèles, comme un certain Aïssa, il est
déjà 2.000 ans de cela. Et, allez donc ! car, après les bavures de la police, voilà ces nouveaux tordus, si peu civils, ces anonymes français patriotes, insulteurs des libertés d’autrui.
Oh, Dieu, que
tous ces marchands se prennent les pieds dans leurs tapis d’infamie et se pendent au sycomore du chemin !
7°) considérant
qu’après avoir armé les municipaux, il conviendra d’équiper les Maires,
Officiers de Police judiciaire, puis les instits, les toubibs, les curés et pasteurs,
les bonnes sœurs, les imams… Pas eux ? Et pourquoi pas eux ? Parce que…
Passons mais, s’il vous
plaît, un pistolet pour les assistantes sociale et, pour faire mesure rase,
autorisons les milices armées, auxiliaires de justice, assistées des Fédérations de Chasse au tir du nuisible ou de la grive à deux jambes.
Et pourquoi
pas un 2ème Amendement à la française ?
mercredi 6 janvier 2016
Je ne suis pas Charlie.
Suivez le raisonnement d’un type issu d’Algérie d’avant 1962, et deux fois français de droit car soi-disant né, et dans le département de Tizi-Ouzou, et de père et mère inconnus.Voyez que je vous la baille belle, n’est-il pas ?
Problème il y a quand même :
alors que je n’ai rien demandé, je demeure, de par la Constitution algérienne,
toujours de nationalité algérienne, statut encombrant dont, le français que je suis ne pourra jamais se défaire.
Imaginons un seul instant
que René ait pondu une peinture en noir et blanc de Dieu s’enfuyant, Kalachnikov
en bandoulière, la soutane tachée de sang avec, en exergue un texte génial, car
très court à la Dieudonné, du genre : « L’assassin
court toujours ».
Qui ne dirait que c’est
du Charlie, jusqu’à cette ambiguïté
existentielle d’un Dieu revêtu d’une aube chrétienne ou juive que certains voudraient
confondre aussi, et à juste titre, avec une gandoura musulmane ? Et que dire à ceux qui, voyant tout en noir, nous aimeraient jusqu’à nous assassiner pour nous apprendre à vivre en bons croyants ?
Vous me suivez toujours ? Bien. Continuons. Après avoir
communié au Temple de l’Oratoire de Paris, dimanche dernier, et encore tout interloqué, je sus pertinemment,
rien qu’en trempant ma lèvre supérieure dans la coupe de bénédiction, que Jésus
était revenu pour nous changer le vin en jus de raisin. De même, je reçus une révélation
divine et demandais à René Bouschet de vous la représenter en dessin dont je vous donne la
primeur, ne serait-ce que par l’idée.
Mon malheur sera que ce
dessin ne viendra pas à temps pour cet article car René, aux abonnés absents, fainéantiserait
en poursuivant ses vacances sabbatiques d’hiver, par suite d’une arrivée
tardive de la neige.
Or donc, alors que j’étais
en pleine communion avec ma coupe d’alliance au jus de raisin, abomination des
abomination, je vis le ciel s’entrouvrir et aperçus Golgotha et ses oliviers dans
les nuages et trois croix plantées portant des crucifiés décapités avec le
cimeterre encore tout dégoulinant de leur sang innocent. Aux pied des croix se tenait
un pilote de l’armée royale d’Arabie Saoudite en tenue verte comme le drapeau
national, casque de combat et visière rabattue comme tout bourreau qui se
respecte se doit de paraître civilement avec, au lointain, toute une belle escadrille de Rafales et cette
légende :
-Tout ayatollah saura ainsi que le
glaive d’Allah et les bons avions français protègent le royaume d’Arabie.
Mon Dieu, Hollande, la France
associée… on avait bien besoin de cela !
Je ne voudrais pas charger le dessin, mais sachez que, dans ma vision était un tag peint en vert-fluo qui, sortant d’un nuage tout
banc affirmait, candide : « Peut-on
encore croire en Dieu sans sa tête ». Je remarquais tout de go le manque du point d'interrogation. Peu importe car un autre plaisantin, sans nul doute un
expatrié français anonyme complétait le tag en couleurs bleu-blanc-rouge d'un :
-Fête (sic) comme Saint-Denis (re-sic), décapité à Montmartre : prenez votre
tête sous le bras et allez vous ensevelir vous-même plus loin.
Et un autre, inhumain, (quoique
pour être inhumain, encore faut-il être humain), avait barré le « vous faire ensevelir vous-même plus
loin », ce qui est
une impossibilité dans tous les cas de figure possibles, vous en conviendrez et avait rectifié, en toute justesse, n’ayons
pas peur des mots : « …et allez
là-bas voir si j’y suis ».
Que d'horreur, dans cette libre expression !
Or donc encore, Hollande
ayant été, comme Hérode, informé de la possibilité de la naissance de ce dessin, demanda à Valls,
son Mage, de me faire ma fête pour une possibilité de présentation future d’image encore en gestation, mais à
caractère subversif certain. Le renseignement policier et la dénonciation anonyme retrouvant toute sa vigueur et sa bonhommie d'avant guerre, on trouva donc un procureur et son juge qui voulurent bien poursuivre et me condamnèrent (séance tenante et sans autre forme de procès) à une peine
symbolique de 0 (zéro) jour de prison, par souci des deniers de la France, mais avec déchéance de ma nationalité et expulsion immédiate vers l’Algérie. On ne pouvait faire moins.
L’Algérie, par humanité légiféra dans la nuit et, par une vote antidaté, décréta que la nationalité du sieur Gilou n’était qu’honorifique et ne permettait en aucun cas à la France d’expulser le quidam. Aussi, elle retourna le colis à l’envoyeur avec demande d’accusé de réception.
L’Algérie, par humanité légiféra dans la nuit et, par une vote antidaté, décréta que la nationalité du sieur Gilou n’était qu’honorifique et ne permettait en aucun cas à la France d’expulser le quidam. Aussi, elle retourna le colis à l’envoyeur avec demande d’accusé de réception.
Depuis ce jour, réhabilité
dans ma nationalité, la France ne pouvant me rendre apatride, la
Présidence de la République m'octroya la Légion d’honneur et, la Patrie m'ouvrant grand les bras, j'eus à nouveau la permission de faire de l’humour laïque à la française pour redevenir, de droit, un Charlie, ce qui fit bien ricaner Charb et ses copains.
Merci donc à l’Algérie et à la France qui
me permettent de rajouter ceci :
-Que tous ceux qui se sentent plus citoyens
des paradis artificiels* que français aillent se faire pendre chez Daesh en
Syrie ou en Arabie saoudite pour les fous d’Allah, à Jérusalem pour les fous de
Jehova, et à Rome pour les sectateurs
fous du même Dieu. Et qu’ils y restent avec défense expresse de revenir
commettre des attentats.
*Ndlr : tous les paradis sont artificiels car seule la foi les justifie. Ah, voyez comme je suis encore et toujours philosophe, en 2016.
*Ndlr : tous les paradis sont artificiels car seule la foi les justifie. Ah, voyez comme je suis encore et toujours philosophe, en 2016.
Quant aux binationaux, pourquoi
les renvoyer à Daesh après les avoir condamnés et déchus de leur nationalité ?
Pour qu’ils nous reviennent encore plus salopards et tueurs de masse ?
Allons, enfants de la Patrie, gardons-les en prison, au chaud. Ainsi, on sait
où ils sont et pas besoin de les chercher et de leur courir après encore une
fois.
Comme le dit si justement Julie, ma fifille : gardons nos ordures et faisons le tri sélectif. C'est bon pour la planète.
Et que tous vos souhaits se réalisent en 2016 (et même ceux qui n'ont pu se réaliser en 2015).
________________
Pour rappel, voici Drapeau de l'Arabie saoudite avec son sabre, à ne pas confondre avec celui de Daesh, moins démonstratif.
Comme le dit si justement Julie, ma fifille : gardons nos ordures et faisons le tri sélectif. C'est bon pour la planète.
Et que tous vos souhaits se réalisent en 2016 (et même ceux qui n'ont pu se réaliser en 2015).
________________
Pour rappel, voici Drapeau de l'Arabie saoudite avec son sabre, à ne pas confondre avec celui de Daesh, moins démonstratif.
Inscription à :
Articles (Atom)

