dimanche 28 décembre 2014

Les Vœux à ma France* ! - 1


Françaises, Français. C’est par des mots d'encouragement que je voudrais vous souhaiter mes vœux pour 2015, et qu'ils aillent plus particulièrement aux familles touchées par la crise. 


Que dire à toutes ces victimes de cette crise ? Courage ! Mais surtout, ne perdez pas espoir. En effet, la situation des entreprises commence à se redresser bien que ce ne soit pas encore suffisant pour que la courbe du chômage ne s’infléchisse vers le haut*, mais vous constaterez que les mesures prises vont dans le bon sens pour sortir la Maison France des embarras.
*Ndlr: François aurait-il voulu dire: ne s'infléchisse vers le bas ? Nous ne savons dire !

Nous avons décidé de donner un coup de pouce à l’entreprise France. Certains oiseaux de mauvais augure vous diront qu’alléger les charge sociales du travail est mauvaise chose et que, le bénéfice engrangé, les entrepreneurs ne penseront jamais à embaucher.
Nous éviterons que cela ne se produise*.
*Ndlr: doit-on comprendre, François que cela ne s'est donc jamais produit avant? Voire!

Nous avons aussi décrété le gel des impôts* pour 2015. Vous entendrez encore d'autres fauteurs de trouble raconter leurs balivernes disant, qu’en contrepartie, Hollande laisserait flamber l’impôt local. Ne croyez pas ces médisances.
D’autres colportent encore que, lorsque l’état perçoit moins d’impôt il diminue sa part aux plus démunis, ou que ses services se détériorent. Ces gens-là n'aident pas mieux la nation qui n'a nul besoin d'être alarmée alors que tous, nous devons resserrer les rangs à l'instant de la difficulté. 
*Ndlr: le dégel, retardé par Hollande annoncerait-il un beau printemps d'augmentation des impôts!

Les plus catastrophiques osent déclarer que l’impôt que nous ne prendrions pas dans la poche des patrons, nous le prendrions dans celle des particuliers par une hypothétique TVA sociale et, dans un même mouvement, que nous laisserions augmenter, dès janvier, les tarifs des services publiques*. Ne les écoutez pas plus : ils vous leurrent encore.
*Ndlr: la SNCF augmente ses tarifs au 31 décembre et non le 1er janvier 2015. Voyez!  Seule la Poste ne joue pas le jeu, les timbres augmenteront de 7%. au 1er janvier Zut, alors! D'autres aussi?

Je dois reconnaître, ici, mes erreurs : tout d’abord, avec mes camarades socialistes nous avions privilégié la primaire et le combat des chefs au détriment de la bataille des idées et des solutions à apporter à la crise, je le reconnais, mais sachez que nous n’étions pas préparés devant l’ampleur de la tâche et que nous héritions d’une France mal gérée qui dépensait plus qu’elle n’engrangeait.


Avec le gouvernement Ayrault, dont je signale le bon travail accompli, nous avons paru hésiter, parfois revenir sur des décisions. Ce n'était pas le cas car nous étions en plein ajustement de la politique à suivre, des choix et des abandons nécessités par la conjoncture.

Le nouveau gouvernement de Manuel Valls, a mis les bouchées doubles : vouloir réduire le chômage, c'est pouvoir créer des emplois nécessaires pour la consommation nationale mais aussi et surtout, des emplois tournés vers l'exportation. Pour ce faire, outre la qualité des biens fournis à l'exportation, il fallait aussi réduire le coût du travail. Mais, ce n'était pas suffisant : nous avons mis en place un deal, un pacte avec les partenaires sociaux pour que les bénéfices aillent aussi aux salariés parce qu'enfin, sans une relance de la consommation nationale, nous échouerons. C'est pourquoi, des augmentations de salaires* sont indispensables à la reprise économique.
*Ndlr: François assure que les augmentations de salaires seront à la discrétion du patronat. Merci bien!

Cette politique mettra quelque temps à porter ses fruits mais nous sommes convaincus que c'est la seule possible.

Que vous dire encore ? Ah, oui, l'immigration...

A suivre: Les Voeux à ma France ! -2.
Le dessin de René BOUSCHET (R&B) : 
LUI : La nouvelle région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon pourrait s'appeler Sud De France (la Presse).
ELLE : SDF !... Pas mal ! Ce sera le point d'orgue de la réforme territoriale.  

vendredi 26 décembre 2014

Un banc peut cacher le soleil* !


La Noël des SDF d'Angoulême.
Mille excuses, René mais, dans mon lit, en peignoir éponge, ordinateur sur mon giron, perdu dans mes écrits de Noël tandis que Fanny préparait le petit déjeuner, je n’avais pas lu ton mot accompagnant le dessin de la crèche sur le blog du 25 décembre. Tu écrivais sur ma boite mail : 

-Compte tenu de l’actualité, je te conseillerai de rechercher l’âne de la crèche à Angoulême. 
Imagine que je me suis demandé si tu n’avais pas quelque souci avec les organisateurs du Salon de la BD. Alors, moi et tes problèmes, tu peux comprendre que je n'ai pas percuté !

Mais, à mon réveil, le lendemain de Noël, c’est Fanny qui me dit :
-Chéri de mon cœur, va aux infos. Vite ! Doudou, c'est à se demander si la Mairie d'Angoulême, n’aura pas voulu se faire un peu de publicité mercantile ! 

Mais, non. Sur le Net, j'apprends que, de concert avec les commerçants du quartier, la ville avait trouvé judicieux d’encager les bancs publics pour y interdire la venue des SDF !

D’après la Charente libre, neuf bancs près d'une galerie marchande du centre-ville avaient été enceints* d'un grillage par le Maire UMP « pour décourager l'installation de sans-domicile fixe et marginaux ». *Oui, j'aime à dire, et c'est d'un drôle! Enfin, je trouve, moi!
 
Ce journal indique encore que la Mairie d’Angoulême avait « reconnu un dysfonctionnement », et qu’il n’était pas exclu de « retirer provisoirement les grilles », (enlèvement qui sera effectué dans la nuit de Noël), en raison de la dangerosité de ces cages, deux adolescents facétieux s’y étant introduits !

-Mince, alors, bon René, j’aimerai connaître le génie municipal qui a conçu et construit ces grilles, ainsi que les personnels municipaux qui les ont érigées sans sourciller ni rechigner, sachant qu'elles mettaient en danger les SDF. Mais, dans quel monde vivons-nous ?
  
La Mairie d'Angoulême tient à rassurer ses commerçants en promettant que les dites grilles, objet du scandale seront réinstallées, si possible pour le réveillon de la Saint Sylvestre. Il suffira juste de les rendre plus étanches et moins  dangereuses, ô ! mais pas l’inverse, je vous prie. Pensez à la sécurité des SDF, si ce n’est à leur confort. 

Vous me direz qu’en cette ville, peu sympathique au demeurant on aura fait un peu plus fort qu’en d'autre villes où, pratiquement tout le mobilier urbain aura été adapté sournoisement depuis longtemps pour éviter que les SDF ne s’y  allongeassent. La chose finement et rondement menée déclencha peu de réactions outrées.

Angoulême ne veut même pas qu’ils y posent leur cul pour se reposer. 

Tiens, René, il faudra que je te retrouve une lettre que je faisais en 1996 (ou 97) à un Maire communiste normand dans laquelle je dénonçais sa politique touristique qui consistait, dans un premier temps, à chasser ses SDF du centre-ville par sa police municipale puis à fermer, au motif louable d'une bonne gestion municipale, tous bains-douches, toilettes, WC, points d’eau et tous bancs publics afin que les marginaux ne fassent plus tâche et aillent s’installer dans les villages voisins plus accueillants parce que n’ayant pas de budget conséquent pour une lutte anti-SDF.

Que voulez-vous, en France résoudre un problème consiste souvent à le déplacer ailleurs ou à n'en plus parler. Parfois, même il suffit de le déclarer tout simplement résolu même si, même si...

Veux-tu que je te montre le cadeau imaginé par ce méchant petit Maire pour remercier Gilou de son humanité de bon communiste ?
Il a envoyé sa gentille missive de bon enfant malicieux au cabinet de Madame le Substitut du Procureur de la République qui, ne l’aimant pas lui enverra deux inspecteurs à son domicile (je dis bien : deux inspecteurs)  qui attendaient des précisions sur ses doléances pour donner suite à l’affaire.

Les deux policiers nationaux rigolaient en relisant la lettre :
-C’est bien vous qui avez écrit que depuis que les chiottes, bains douches et toilettes municipales avaient été supprimées par le Maire, il ne restait plus aux sans abri que d’aller se laver le cul et caguer dans la mer ? Vous avez bien écrit: se laver le cul ?
-Oui, je reconnais. Oui, il me semble. C'est incorrect ? 

-Amusant ! Vous êtes amusant. Tiens, là aussi… Bien écrit, Monsieur Patrice, quel talent d’épistolier !
-Je vous remercie, Monsieur. Voyez comme je me suis appliqué à ne pas me foutre de la gueule du Maire !
-Vous trouvez ? Parce qu'ici, quand-même, vous poussez fort : accuser le Maire d'utiliser le Centre aéré pour que ses copains communistes parisiens viennent, en 4x4 faire la fête le W-E, attention, Monsieur PATRICE, faudra prouver tout ça.
-Tout à fait. Je reste à votre disposition pour vous donner une flopée d’immatriculations !

-René, sais-tu comment finit l’affaire ? En flop. Par contre, les SDF étaient tenus de s’inscrire au Foyer du Tonkin pour se domicilier administrativement, quand bien même ils n'étaient pas hébergés. Tu me dira :
-Et c’est tout ?

-Non, ce n’est pas fini : à quelque temps de là, vivant moi-même en fourgon, je dû m'inscrire à ce foutu foyer annamite et je reçu un jour commandement  à payer des impôts locaux. Tu me diras que ce n’était que la moitié des impôts exigés des non-SDF. Un comble, non ? pour une Mairie Communiste !

-Et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, c’était pour que tu dégages ton fourgon domiciliaire ?
-Trop drôle, René, LOL !

M’enfin mon ami et Maire d’Angoulême, pourquoi avoir déclenché cette tempête médiatique : il suffisait d’enlever tous les bancs de la ville et, ni vu, ni connu, je t’embrouille et personne n'aurait eu à y redire… Pas futé, Monsieur le Maire.


jeudi 25 décembre 2014

Dis-le moi - 6 Simone Dj-M.



Si tu ne m’aimes plus, alors dis-moi pourquoi,
Tes yeux se font si doux lorsque tu m’aperçois ?
Pourquoi ton cœur frémit quand je suis près de toi ?
Tu as voulu me le dire, mais tu es resté sans voix.

Si tu ne m’aimes plus pourquoi tant d’attention ?
Pourquoi cette rose avec tant d’émotion ?
Pour un petit baiser sur ta joue, sur ton front,
Alors dis-moi pourquoi ce merveilleux frisson ?

Si tu ne m’aimes plus, laisse parler ton cœur,
Laisse couler tes larmes, ne retiens plus tes pleurs,
Pourquoi chercher encore avec tant de douceur,
Ce que je t’ai donné pour trouver le bonheur ?

Si tu ne m’aimes plus pourquoi ces maladresses,
Je te sais si fragile et connais tes faiblesses.
Pourquoi dans ton regard une infinie tristesse,
M’inonde de baisers et de mille caresses ?

Tu ne sais dire «je t’aime» et tu n’oses l’avouer,
C’est l’évidence même, tu ne peux le cacher.
Ton cœur sait dire oui, toi tu ne me réponds,
Si ce n’est pas l’amour, donne m’en la raison.

***
Dix-huitième poésie du recueil    
« Du rêve à la réalité »
Simone Didierjean Martin
***

Le cadeau d'une peau-de-vache* !


Ce 25 décembre, jour de paix, je me suis offert un cadeau cousu-main. Pour clarifier la chose, je m’offre le plaisir de dire du mal de quelqu’un qui se pense être mon ami, moi qui le lui laisse croire uniquement par charité chrétienne. C'tte blague !

Au départ, on l’appelait «l'Anti-tique»  et cela nous faisait rigoler. Attention : ce surnom lui allait comme une mitaine parce qu’il était contre tout et tous. 
Voilà pour anti. Quant à la tique qui vous suce, elle s’imposait puisqu’à chaque rencontre dans la rue, il sautait sur les gens pour se gonfler d'importance par les discours de ses combats perdus d'avance.
Certains ont fait la remarque que, depuis, il a pris un beau bide*.
*Oui, on peut le dire, pour le bide.

-Oui, mais, pourquoi Anti-moine ?
Mais, tout simplement parce que, comme l’antimoine, un vieux toxique toujours trop méconnu, ce type-là, à force d’être contre tout, vit aujourd’hui seul comme un ermite. Ou un moine.
Ce gars, c’est un neurotoxique qui, à chaque fois qu’il attelle une charrette, la charge de discours ennuyeux…
-Attends, une charrette, c’est quoi ?
-Une charrette ? Mais c’est quelqu’un que tu rencontres dans la rue, qui est pressé et à qui tu tiens la jambe, et qui n’ose pas... Tu comprends ?
-Tenir la jambe, tu sais, moi, la fatigue du Réveillon du 24…
-Ben, tenir la jambe de quelqu’un, c’est l’empêcher de s’en aller. Tu vois, tu lui racontes ta vie ou une histoire à dormir debout sur les voisins qui, que… et lui, ça ne l’intéresse pas mais, poli, il n’ose pas t’envoyer bouler et se tirer de là. Tu vois ?

-Mais, ton copain, il n’est pas contre tout, que je sache. Et puis, il faut être pour à un moment donné, quand même !
-Non, tout. Contre tout : contre les gaz de schistes, par exemple.
-Normal, non ?
-Attends : il est contre tous, aussi! Contre les organisateurs des manifestations contre les gaz de schistes, dans le même temps. C'est à n'y rien comprendre. Ah, tu vois !
-Pas possible ! Il était un des organisateurs avant de se faire virer, on parie ?
-Non, tu ne te trompes pas. Attends, attends, je continue. Il est contre la politique de Hollande. Toute sa politique. Je te jure.
-Il ne serait pas socialiste, au moins ? Il a sa carte au parti, hein ?
-Si. Mais il est contre les dirigeants de sa section. Et pas tout contre, tu peux m’en croire !

-Il est pour quelque chose, au moins ?
-Oui. Il est pour le mariage pour tous, faut le reconnaître.
-Tu vois bien qu'il est pour quelque chose, pour une fois !
-Sûr, mais d’un autre côté, il est farouchement contre les organisateurs des manifs contre le mariage pour tous. Ah, tu vois encore.
-Là, c'est normal !
-Certainement. Mais il est aussi contre les réseaux de distribution de l’art, les musées, les vernissages dans des lieux clos.
-Non, mais… il a créé une association pour des expositions de peinture dans la rue.
-Exact. Mais il s’est fâché avec tous et personne ne veut le suivre, alors les expositions, finies.
-Je sais. C'est le monsieur des lettres recommandées et des mauvais procès à ses voisins, aux commerçants, et que sais-je encore !
-Je ne savais pas ! Mais, ça lui ressemble.

-Tu vois bien qu’à force d’anti, il finit moine.
-Si je te comprends, ce serait une cane qui aurait une foultitude de canetons débiles à redresser, qui se fâcherait avec tous et ne comprendrait pas pourquoi ils ne veulent pas la suivre. Exact ?
-Oui, parce qu’il ne se comporte pas comme une bonne cane qui aurait  compris qu’il lui suffisait de s’occuper de tailler la route, tête droite sans trop s’occuper des autres pour que les canetons la suivent affectueusement.

-Et pour les crèches ? Il est contre, à mon avis ! Je me trompe ?
-Non, pas du tout. Ce n'est pas tant la crèche qui l'ennuie que le petit Jésus. Faut pas le mettre hors de l'église, il risquerait de prendre froid. Moi, je lui dis : tu ne penses pas qu'il faudrait démolir les église et cathédrales qui empiètent sur le domaine public, dis mon ami, laïcité oblige, tu es d'accord ?
-Et qu'est-ce qu'il te répond ?
-Gilles, arrête de te foutre de ma gueule, s'il te plaît!  

Même que Fanny, qui vient tout juste de rentrer du Mali pour les fêtes de Noël lui a dit :
-Mon cher, savez-vous que mon bon ami (c'est moi) et moi adorons mettre le petit Jésus à la crèche, surtout pour la nuit de Noël ?
-Et, que lui a-t-il répondu ?
-Madame, il faut laisser le Jésus dans l’église, et ne comptez pas sur moi pour le mettre à la crèche.
-Vous êtes à plaindre, mon pauvre Monsieur. Vous devez-être bien seul !

C’est vrai que si le copain pouvait s’occuper de lui en priorité, sa vie serait moins pleine. Mais à choisir, il préfère ennuyer que s'emmerder ! Ou emmerder que s'ennuyer. Bon, que ce monsieur choisisse ma formule-cadeau à sa convenance, mais que sa vie doit-être tristounette !
Sachez, en tous cas, que la charrette n’est pas obligée de se laisser charger de fadaises et, qu'au lieu d'opiner par politesse, elle ferait bien mieux de se tirer de là. Vous me direz que la gentillesse en l'affaire...

Maintenant, Monsieur, on ne l'appelle plus l'Antimoine depuis qu'on l'évite. Et c'est bien plus charitable de ne plus le surnommer.
   
Cadeau de Noël en peau-de-vache que Gilou s’offre et veut bien partager avec Anna-Maria, à 9h35, de son lit* en ce jeudi 25 décembre.
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*Ndlr: "l'Australie demande précisions!" (2h45 ce 26/12, heure française) dont acte :            
-Eh,oh, de l'Australie, Nany Mary-Ann n'a rien à craindre du Gilou. En effet, quand il dit "de son lit", c'est bien du sien qu'il s'agit. Et quand je dis "du sien", sachez que c'est bien de celui de Gilou qui ne le partage qu'avec Fanny, et encore quand elle est de retour du Mali. Amitiés, G.P-K.