lundi 4 février 2019

l'An un... le vertical.-7

1ère Solution à la crise : la version Macron fait le constat que la crise étant avant tout mondiale, il conviendrait d'adapter la France au nouveaux défis en simplifiant les rapports dans le monde du travail pour les apaiser, en favorisant les entreprises pour les rendre plus compétitives et lutter contre le chômage puis d'aider les jeunes en revoyant le système de l'imposition pour une solidarité plus efficace, toutes ces mesures s'accompagnant d'une cure d'amaigrissement des services publics pour les rendre moins dépensiers. L'erreur de Macron aura été cette surtaxe sur les carburants pour la transition écologique, un mensonge.

Cette politique d'urgence absolue, rapide, donc brutale ne s'embarrasse pas d'avis ou de négociations, aussi les ingrédients qui définissent le populisme sont ici présents : reprise du pouvoir par et pour le peuple dont on serait la seule voix, représentants issus de la société civile sans formation politique antérieure, doctrine politique ni de droite ni de gauche, prises de décisions unilatérales, constat de la faillite de la République et des anciens élus déconnectés du peuple, gouvernance plus morale. 
Les mesures pour calmer la colère des Gilets-jaunes prises trop tardivement et sans concertation ne répondant pas aux revendication, le mouvement qui se durcit. 
 
Dénigrant les corps intermédiaires (Mairies, Sénat, syndicats…), Macron leader extra-lucide gouverne seul pour ses partisans, ne prenant aucun avis des élus de l’opposition, des corps constitués, des associations républicaines. Pour combattre la crise il estime qu'il conviendrait donc de réduire les impôts en économisant sur la solidarité et sur les services publics pour ensuite les privatiser. Ainsi, en favorisant  les riches on espère fortement qu'ils réinvestissent leurs fortune dans les entreprises pour remettre la France au travail. 

Partant d’un bilan lapidaire des politiques antérieures, le chef de l’Etat impose cette solution et la justifie par l'urgence qui commande, d'où une frénésie de réformes en tous genres et en même temps dont la plus importante prise par Ordonnances. En reconditionnant le Code du Travail en vue de faciliter la mobilité, et donc l'emploi il n'aboutit qu'à simplifier et faciliter les procédures de licenciement. En même temps, on évitait le débat parlementaire et de longues négociations en décrédibilisant les syndicats, la rapidité des ordonnances prévenant toute possibilité de mobilisation des salariés contre cette réforme. Il avait réussi son coup par son intransigeance avec la SNCF, il réitérait.

Cette politique simpliste par le dumping social pour les multinationales et les nantis, la sur-taxation des couches moyennes et la désocialisation des heures supplémentaires, l’équilibre du budget se réalisait au détriment de la fonction publique et de la solidarité nationale. Les petits patrons qui emploient le plus de travailleurs et pour qui augmenter les salaires c’était mettre la clef sous la porte sont devenus les alliés objectifs des gilets-jaunes dans une lutte des classes inédite !

Tout en même temps, à toute vitesse, sans la concertation indispensable avec des experts et des gens d'expérience, déjà qu'il était omnipotent il se veut en plus omniscient sans tenir compte du temps nécessaire à la transformation des pratiques, à l'évolution des mentalités et à l'acceptation des mesures prises.
Le populisme présidentiel se donnait pour but, et au nom du peuple de mieux gérer une crise économique dont les experts mondiaux ne s'accordent ni sur les bilans ni sur les propositions de sortie et qui serait, d’après des analyses partiales et partielles de notre Président liée seulement à une crise morale et à la mauvaise gouvernance antérieure de la France suite à la gabegie, aux affaires et à la captation du bien commun du peuple par les élus et les élites en oubliant qu'il en a fait partie en tant que ministre de l'économie et des finances. 

Comme les Gilets-jaunes qui s’organisent sans s’organiser tout en s’organisant par les réseaux sociaux du Web, Macron choisit ses députés de laREM sur Internet, ceux-ci se comportant depuis la législature encore et toujours en délégués du peuple sans le visiter ni en prendre aucun avis. Leur débat constituant irréel adoptera, telles quelles les propositions de  campagne du candidat Macron qui proposaient une gouvernance plus proche du peuple, plus juste et plus morale, se considérant tous comme les rénovateurs de la Vème République légitimés par les urnes.

Macron concentrant tout le pouvoir, gouvernant seul faisant fi du rôle qui lui est assigné par la Constitution, contrôlant tout et donc ne contrôlant rien notre Président ne peut nullement s’étonner du Macron, démission. Il voulait qu’on aille le chercher ? Les Gilets-jaune lui ont bien répondu. Mêmes causes, mêmes effets causés par une politique inégalitaire, injustifiée, la morale et le peuple n’ont rien à gagner avec notre jeune Président.
Sa gouvernance verticale n'est qu'une sorte de populisme éclairé qui n'a plus rien à voir avec la gestion républicaine qu'impose la Constitution. C'est pourquoi, se plaçant hors cadre de la République il ne peut répondre valablement à un groupe social qui, lui même se met hors cadre constitutionnel et dont la seul loi serait celle du Peuple.

Le peuple, il en est bien question. Rappelons que ni Macron, ni les gilets-jaunes ne peuvent se revendiquer du peuple, sachant qu'ils s'en sont coupés volontairement et que le parti des abstentionniste, nonobstant l'opposition républicaine serait le premier parti de France que personne ne peut représenter valablement puisqu'il ne s'exprime pas. 

dimanche 3 février 2019

l'An Un...des populismes.-6


Les solutions populistes.-6
Admettons ce postulat que l’argent soit le vecteur primordial d’échange, de gestion du temps, de communication et de progrès des sociétés. Considérons que toute société peut se comparer à une famille qui, en survivant à ses membres s'agrandirait, se transformerait, se cousinerait par amour ou par nécessité, se chamaillerait ou divorcerait. Subissant de nombreuses crises de croissance elle tentera de s'en sortir au mieux des intérêts de ses membres en comptant sur la solidarité obligée qui unit.

L'union faisant la force, la famille France s’est redéfinie en se découvrant une histoire partagée, des valeurs communes et la nécessité de créer un grand marché pour se mesurer à armes égales avec d’autres puissances. Cette sorte de Guilde comporte 28 autres familles apparentées de longue date.  Dans cette Communauté européenne avec sa morale, sa représentation, sa gouvernance, sa loi, les familles ont transféré certaines de leurs prérogatives régaliennes jusqu’à accepter de se soumettre au contrôle de leur gestion intime.
N'oublions pas la participation en leader de la France dans le concert mondial des familles que ce soit  à l’Onu, à l’Otan, etc…

La crise mondiale qui nous traverse, plus complexe à juguler que la crise de 1929 qui pourrait s'expliquer par l’industrialisation naissante, la grande guerre, la désindexation de l’or, la circulation plus rapide des capitaux et le capitalisme triomphant sera difficile à surmonter. Dès 1930, se rendant compte qu'une nation ne possédant pas de territoire colonial était fragilisée par la crise, les grandes puissances pensèrent la résoudre par des politiques jugées indispensables à leur survie en pariant tout sur un nationalisme isolationniste qui protégeait leur marché intérieur et par des protectorats économiques et, mieux par la conquête de nouveaux territoires déclarés libres.
Pour les Usa, isolationnisme-nationalisme et mise sous tutelle de zones d’influence strictement réservées à son marché (Amérique latine). Pour le Japon, l’Italie puis pour l’Allemagne, replis sur soi et expansion territoriale par la menace puis par la guerre pour la recherche de matières premières et la constitution de grands marchés captifs pour écouler leurs produits manufacturés.
Dès 1943, cette politique isolationniste qui engendre populismes et dictatures a été combattue par la création de l'Onu car elle apparait nuisible à l'humanité.

Si la crise de 1929 accoucha des fascismes puis de WW II, notre 21ème siècle sera celui des populismes et des dictatures plus ou moins soft du repli sur soi par toutes sortes de barrières douanières, de reflux des migrants, de sortie de traités (nucléaires ou Brexit). Ces politiques populistes qui pensent ainsi répondre aux défis de la mondialisation et à la puissance des grandes multinationales dictant leur loi à tous ne peuvent qu'appauvrir les peuples et mener à des conflits ingérables.
Depuis l’informatisation, la rapidité des échanges et l’argent-roi nul ne peut échapper à la mondialisation, les sociétés étant condamnées de relationner en interdépendance totale.

Vers un New deal. Les crises morales, sociales, économiques et de confiance ont toujours été politiques. Deux seules options possibles : plus de démocratie dans la gouvernance des affaires publiques ou populisme capitaliste, communiste ou religieux.
Les démocraties modernes se sont toujours méfiées des nationalismes qui se transforment en populismes, cette dictature du Peuple qui finit inéluctablement par la confiscation du pouvoir  et du bien commun par une élite ou un tribun éclairé qui disent au peuple ce qu'il a besoin d'entendre et, c'est pourquoi, depuis la nuit des temps, sachant que le peuple réagit plus qu'il n'agit elle ont mis en place une gérance de la république par des élus responsables aux affaires. 

vendredi 1 février 2019

l'An Un... et la pensée magique.-5

De l’incantation. Curieux d’entendre, jusqu’au soir des vœux à la nation :
-Tu vas voir qu’il va démissionner, peut pas faire autrement, tandis que d’autres, aussi exaltés dans le fumeux, l’incantatoire :
-Il va dissoudre l’Assemblée Nationale. Tu paries ? Oui, comme notre cabane érigée sur un terrain de la Communauté de communes ne bougera pas. Seul un  abruti fini pourrait croire que le Préfet nous laissera en paix sur notre rond-point, preuve vivante que le Monsieur de l’Elysée s’était cagué dans son froc un 17 novembre.
-Mais, que veulent les français… demandait l’outragé de première aux maires invités à l’Elysée.
-Votre tête au bout d’une pique, Monsieur le Président… Rien que votre tête !

De l’acculturation. Les ronds-points remplacent le bistrot du village et, comme au Café du Commerce, interdiction de parler politique. A part ça ? On refait le monde. Mal. 
-Non ! Vous confondez l’art de bien gérer la Cité et les magouilles politiciennes.
Avant que je n’avoue que j’étais berbère, certains se lâchaient :
-On interdit les crèches et on leur construit des mosquées. Où va la France, dis !  Ben…pas xénophobe, la France. Un peu franchouillarde, un peu bébête. Qu’importe si le rond-point permet à ses membres d’entamer des relations affectives, de se raconter, d’exister et de sortir de son enfermement pour redécouvrir la vie en société.

L'intelligence en échec. A l’image de tous les autres, notre rond-point ne savait décider que de blocages routiers, d'opérations escargot, taquiner la sous-préfecture ou le centre local des impôts. Parfois on demandait une motion de soutien aux élus locaux. Bizarre que notre maire se soit pas, lui aussi un pourri.
Le reste du temps nous restions en stand-by dans notre cabane jusqu’au dernier moment pour savoir ce que le bruissement du Web prévoyait les samedis au national, Nîmes ou Montpellier. Je ne comprenais plus rien. On allait à l’immobilisme total, mais je m’entêtais :
-Ne pas nous organiser, c’est aller droit à l’échec.

On refait le monde. On a déjà gagné, et Macron perdu ! Pardon ? Oui, parce que même les flics nous soutiennent.
Nous vaincrons car nous sommes les plus forts ! La propagande de 39 pour l'armée française, la première du monde donna la capitulation en rase campagne de 40.
Qui affirmait la primauté mondiale de l'armée française en 39 ? Les experts, les journalistes. Tu as beau leur dire que les médias se trompent sur les 80% des français qui nous soutiennent. Sans doute mais comme l'arbre soutient le pendu. Rien à faire. On prend ses désirs pour des réalités. 
On a vendu la peau de l'ours d'un  Etat pas encore mis à terre qui, lui ne s'amuse pas. Il a eu peur au début, s'est repris en ne nous répondant pas pour nous exciter et nous pousser à des actions contre-productives puis, par une répression d'une brutalité inouïe nous obliger à casser, à piller. Maintenant nous faisons peur à la France.

La bataille de l'opinion publique. Les détériorations, l’entrave à la circulation et à la liberté d'entreprendre, les menaces de mort contre les élus plus le tabassage des flics et des journalistes, avec toutes ces violences, si 80% des gaulois nous aiment encore, c’est que le ciel leur est tombé sur la tête :
-Toutes les deux minutes, demande à ta femme si elle t’aime. Tu me raconteras ! Arrêtons de bloquer aux ronds-points pour les informer et voir si les français nous aiment. Pas besoin, pour ce que ça sert à part de les emmerder ! 
Nos réactions ? Les manifs ? Faut les contrôler, les gars parce qu’une troupe en marche, ça devient vite une foule puis un troupeau de gnous.
-Organisons un service d’ordre. Cassons les casseurs !
-Mais, c’est pas nous les casseurs !  Tu parles, Charles.
Par notre bêtise nos casseurs en gilets jaunes nous ont fait perdre la guerre. Camarades, vous pouvez rentrer chez-vous. On va capituler. Circulez, il y a rien à voir !

Le gouvernement gagnera à tous les coups. Comment faire comprendre qu’une foule anarchique affole tout policier, même expérimenté ? Comment empêcher le tir volontaire d’un flash-ball dans la gueule du copain suivi du A voté ! ni la vengeance légitime se transformer en débordements inacceptables ? En disant aux flics qu'on ne leur balance pas des pavés ? En disant pouce comme des gosses ? Qu'ils ne nous ont pas vu ?
-Ouais, mais sans les casseurs, on n’aurait rien obtenu ! Oui, camarade, mais ce que Macron t’aura donné, tu le paieras en nouvelles taxes. Bravo encore, abruti ! Tu y ajouteras les tirs de Lanceur de Balles de Défense.
-Je te le répète : c’est pas nous les casseurs ! Soit, mais tu expliqueras aux juges la manif bon enfant à Paris du 12 janvier 2019. Dans les autres manifs, c’étaient donc des Gilets-jaunes ces casseurs couverts par les copains. Pas vrai ?
La pensée magique. Sur le rond-point, le total des réflexions, des bilans, des espoirs, des actions et de la création de tous ne reste que dans l’insignifiance de la pensée unique. Mal dite, mal conçue donc irréalisable. Je penchais pour un zéro pointé.
Et agir, participer ? Non, pas même ! S’affairer, soit mais à quoi ?

En France, nous sommes tous des génies dans l'information, la réflexion, la gouvernance. Depuis la sur-abondance des relations virtuelles, nous sommes tout-puissants sauf que tout procède de la pensée magique et devient irréalisable tant la confiance en soi et la méfiance enkystées empêchent de relationner pour s’organiser, confier, déléguer déléguer : l’un contrôle trop ses ministres et fait à leur place, les autres se méfient de tout autre que soi.
N’ayant pas encore constaté qu’une société ne s’établissait que sur la solidarité, l’intelligence et les valeurs morales de tous, Macron et Gilets-Jaunes sont le jouet de leur ego et de leur peur de l’autre qui interdit toute vie en société confiante.

Une logique détonnante. J’avais besoin de cette précision : étions-nous un mouvement local, national, confédéral, républicain, monarchiste, anarchiste, communiste, totalitaire, libertaire ? Les ronds-points ne faisant confiance ni aux hommes, ni au structures nous devenions paranos victimes du syndrome de l’irresponsable tout puissant, seul dans sa tour de contrôle à emmerder son monde.
Sur notre rond-point nous en étions aux balbutiements de la démocratie, l’école publique ayant failli au vu de notre comportement hors cadre de la république avec aucune réflexion sur le comment ça marche, la France.
Parce que la France ne fonctionne pas comme je l'ai fortement décidé dans ma tête.

jeudi 31 janvier 2019

l'An Un... nos A-G. d'amour.-4


Ma première Assemblée Générale. Une salle comble le 25/11. Le béni Number Two, dans le mouvement depuis le 17 novembre 2018 s'excuse de devoir expliquer pourquoi il prend la liberté de distribuer la parole. Les interventions, les questions, la forme de l'AG, Macron les reprendra plus tard pour son One-man-show dans le Grand Débat National qu'il capitalise. Bien. Mais, comment cela débute-t-il chez les Gilets-jaunes ?
Par des indignations, que tous partagent et des questions auxquelles on attend que les bénis répondent pensant qu'ils auraient, seuls la solution. Comme pour le débat à Macron. De quoi cause-t-on céans ? De choses qui ne m'intéressent nullement. 
Je lève le doigt. Je m'impatiente. Une responsable des Insoumis ou du Front de Gauche se lance à dada sur la Constituante pour une 6ème République, un petit entrepreneur aimerait bien savoir comment marche la République, et les Ordonnances c'est quoi ? On ne le lui aurait jamais appris. Triste et inquiétant à son âge. Un autre se formalise longuement sur la façon de légaliser l'AG. Un vieux s'énerve sur le Conseil constitutionnel. Ça part fort, faut croire qu'on part de loin.

Une classe de maternelle. Bon, je commence à fatiguer. Je n'apprécie pas qu'on me passe devant à plusieurs reprises alors que je suis un gilet-jaune du rond-point. Connaissant mes inquiétudes sur la viabilité du mouvement, craindrait-on que je n'en fasse part ?  Ma casquette finit résolument à bout de bras, cinq minutes durant !

-Oui, je sais. Oui, oui, je t'ai vu. Après monsieur ici, puis madame là-bas...
-Non. Maintenant, c'est mon tour. Cela commençait à bien faire. Je prends la parole d'autorité, parlant haut, fort et clair :

-Il y a le feu au lac et on parle de dissolution de l'Assemblée, d'une 6ème république... On aura le temps pour ça. Plus tard. Maintenant, faut s'organiser pour la lutte. D'urgence. Décidons aujourd'hui de voir ce qui nous rassemble et déterminons nos buts. A la prochaine AG, organisons et désignons des responsables du mouvement. Moi, je suis trop vieux pour proposer ma candidature. N'attendons pas que les autres ronds-points se structurent. Arrêtons de gêner les français. Que tous les gilets-jaunes se sentent partie prenante d'un service d'ordre des manifs. Casser pour casser, ça ne m'intéresse pas. Pendant deux, trois mois on monte à Paris tous les samedis, tranquilles, pépères. Si le gouvernement n'entend pas, alors je suis d'accord pour faire la révolution. La vraie. Avant faudra savoir ce qu'on mettra en place quand on aura tout cassé. Pacifiste, soit mais à foutre le bordel, ce sera tous ensemble. Pas maintenant. Puis j'ai quitté la salle. Pas que ça à faire.

Des Assemblées sans controverse. Tu lèves le bras, tu attend ton tour et on te donne la parole. Ni on te la coupe, ni on t'interpelle. Bravo, mais en attendant nous sommes envahis par tout un fatras d'inepties débitées en long, en large et en travers par des ignares en politique que, poliment nous écoutons  religieusement. Soit disant, toutes les voix se valent. Problème il y a : nos AG ne savent qu'informer, jamais débattre. Sans doute pour éviter le conflit.
J'ai appris à l'école républicaine que les voix ne s’égalent que dans le vote des résolutions prise après un débat démocratique argumenté. Mais, comme chez nous on pouvait toujours se valoriser à causer dans le vide, il semblerait que le grand n'importe-quoi, dans les AG ne faisait pas de mal. Encore moins de bien. Faut croire qu'inutile, il devait servir certains.

Débattre serait dangereux. Moi seul perdais mon temps. Pour les autres, je ne savais pas. Je fatiguais, n'osant plus regarder personne en face et,  à la sortie des AG, comme tous se taisaient je la fermais en m'interdisant de commenter toutes les conneries débitées. Par adhésion gênante au consensus mou d'une convivialité civique inquiétante ? Ouais !
La convivialité nous rendrait égaux pendant que l'égalité nous condamnait à une neutralité bienveillante paralysante. Comprenez-vous ? Oui ? Parce qu'on ne serait pas comme dans les syndicats et les partis où tous montent les uns sur les autres. Personne n'y ayant jamais mis les pieds, sauf ceux qui le cachent à ce que je crois, ma parole, sait-on de quoi on parle ? Pas que dans l'AG,  le grand n'importe quoi. Non ! Pas que.

Vrai que la liberté d'user de son temps de parole pour montrer sa science semble du Macron tout craché, lui qui s’enivre de mots choisis par je ne sais qui pour bien montrer qu'il est superbe d'intelligence. Dommage qu'à trop se faire mousser en public, ses trop longs discours finissent inéluctablement par l'enfilage de perles fines qui ne peuvent qu'insulter le bas peuple et le mettre en rage

Le débat démocratique convivial ne se peut. Nos AG sont insensées. On ne s'attache qu'à la liberté de parole sans argumentation aucune. Si au moins on en faisait quelque chose d'utile pour tous, mais cette pseudo-liberté handicape notre mouvement en évacuant la démocratie qui ne peut se tenir sans des oppositions constructives.
Quant à nos représentants, souvent nos bénis, on ne s'importe que par le mode de leur désignation, hésitant sur une tournante pour que tout le monde y passe, à main levée, par acclamation, à bulletin secret ou tirés au sort ? On ne sait, on se questionne encore !
On se voudrait prudent par respect de la démocratie en n'étant qu'un mouvement formel qui pinaille pour ne rechercher que le consensus muet impuissant qui ne peut jamais se prononcer valablement. Heureusement, Messieurs-dames les bénis qu'en AG on décide de rien car, laisser la parole à des abrutis est une chose mais leur confier la gestion de la République, j'aimerais bien voir ça, non mais dites-donc ? Ils feraient autant de connerie que le pensionnaire de l'Elysée, messire du palais d'En même temps.
Putain, quel bordiau que la vie en toute démocratie mal ficelée !

A quand un débat structurant ? C’est donc le débat initial qui nous fonderait pour organiser notre gouvernance dans un mouvement politique républicain qui fait défaut : l’Assemblée Générale des G-J ? Inutile. Les Commissions sur le pouvoir d'achat, sur les circuits courts de distribution, le bio, que sais-je ? Inutiles. La formation d'un groupe de travail pour la réflexion et la confection de flyings à distribuer, si c'est pour filtrer au rond-point et gêner la circulation ? Encore inutile et même néfaste en sorte de coup de pied dans notre gamelle, comme on dit à l'armée.
Tout ne débouche que sur du rien. Le grand vide. Ne restent que la parlote pour nous fédérer et l’oisiveté pour nous occuper ensuite. On craint de mettre en place un débat structurant qui, toujours incontrôlable risquerait de mettre à mal la fraternité, comme si la démocratie ne serait que de la convivialité. La bonne blague ! Voilà pourquoi on ne sait que tourner en rond sur notre rond-point.

A l’assemblée générale des Gilets du dimanche 13 janvier 2019 pointaient des velléités à se fédérer pour savoir ce que veulent tous les ronds-points. Alléluia, oui et hallucinant de ne pas savoir ce que nous voulons depuis que tous nos bénis nationaux s'expriment sur les chaînes d'info. Il était bien temps ! Résultat du travail d’une des Commissions de notre rond-point où le rapporteur commente la seconde hypothèse :
-Dans l’hypothèse d’une dissolution de l’assemblée, nous devrions discuter pour choisir des représentants que nous chargerions de préparer une Constituante...
-Ce seraient nos députés ?
-Pas tout à fait. Des représentants qui diraient notre parole, parole qu’on contrôlerait... Oui ? On ne pourrait pas les révoquer? Pardon ? Evidemment que ce serait possible. Tu parles, comme si les conditions étaient réunies dans notre Vème République pour une Constituante. J'oubliais, la première hypothèse de la commission tablait sur la démission de Macron. Bien le bonjour, Madame la Démocratie de la Folie !

Je raconte cette bonne blague le soir à Fanny. Elle :
-Tiens, une hypothèse du Rassemblement National que cette idée de dissolution. La Constituante pour la VIème ? Du Mélenchon tout craché. Tu savais ?
-Pour Mélenchon je savais. Des idées des deux extrêmes, ça alors ! Elle, coquine :
-Heureusement que tu m'as ! Faudrait voir à proposer ta candidature, mon Gilou.
-Tu es folle, ou quoi ?
-Pas même. Tu te présentes et après, élu député tu envoies bouler ces abrutis.
Parfois, je me demande si Fanny serait bien normale. Qu’en pensez-vous ? Quoique, à bien y réfléchir elle, tellement féminine et si délicieuse. Belle en tout, quoi !…

mercredi 30 janvier 2019

l'An Un... Egalité uniforme-3.

Les corps intermédiaires, tous pourris. Par des discussions toujours duelles, j’appris que les élus ne pouvaient qu’être des profiteurs. Les syndicalistes ? Une engeance. Les intellos et ceux qui parlent bien ? Pareil.
-Je veux, mon n’veu. Peut-être pas toi, mais tous vérolés par le système !
-Même les députés de l’opposition qui sont muselés à l’Assemblée ?
-Payés à rien foutre, oui et qui profitent du système ! Bon, si on veut ! Certains, parvenus à l’âge de la retraite, se justifieraient-ils ainsi de l’inertie de toute une vie ? On voudrait entrer en populisme qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Ce n'est pas Dieu possible ! Le soir, j’ennuyais mon Bébé d’amour en lui racontant ce papé plus âgé que moi qui, en A-G d’un dimanche au Cantou s’énervait sur le Conseil constitutionnel, ce machin de vieux. Avec Giscard qui nous prend encore nos sous ! Avec la retraite qu'il se paye déjà, hein ? Encore un truc qui ne servirait à rien et personne pour lui répondre que ce truc-là nous protégeait d’une dictature. Quant à mes amis :
-Gilou, qu’est-ce que tu peux bien branler avec cette bande d’abrutis s’inquiétaient Rolando, Américo, René et Claude les premiers. Quant à Fanny, de mes déboires ? Elle les savourait, rigolant comme pour se moquer de moi. J'appréciais moyennement.
-Bébé, c’est la vie ! Un ventre vide ça ne réfléchit pas . Quant à ta bande de gnous ? Fais-leur peur et ils t’écrabouillent… Surtout, tiens-toi loin quand certains s'amuseront à foutre le feu à la savane. Mon lion, on va rigoler !
Le feu ? On va rigoler ?... J’en doute fort.

On décide ensemble, argument actuel des têtes de gondole du mouvement entendu à la télé depuis que les gilets commencent à se déchirer pour les élections européennes. Sur mon rond-point, seule l’organisation matérielle et les commissions importaient mais à savoir qui se rendait à la manif de Montpellier les samedis ou s’il y avait de la place disponible, moi jamais savoir.

Pour être honnête, je reconnais que, pacifiste je sentais le souffre et qu’on m’évitait. J’en faisais de même avec les bénis et, me sentant inutile et ayant besoin d’action, je prenais un malin plaisir à signaler les contrôles de vitesse, par exemple. Lorsqu’un barrage de gendarmerie se positionna un samedi vers 18h30 près de notre cabane, j’avertissais par deux fois le major que je ferai aussi de la prévention en le signalant en amont dans le rond-point pour permettre aux automobilistes, ainsi prévenus d’éviter leur contrôle. Gentiment, et par deux fois il me donna sa bénédiction. Ça, c'est du vécu, qu'on se le dise.

Curieusement cela ne gêna que le béni Number One qui m’aimait comme ci, comme ça et qui, revenant de manifester à Nîmes, furieux exigea que je cesse immédiatement mes conneries pour ne pas nous mettre les gendarmes à dos. De quoi je me mêle ?
-Demande à la cabane. J’ai l’autorisation du major. Va leur demander. A lui aussi. Toi, tu va casser du flic à Nîmes ou Montpellier, je ne te l’interdis pas. Donc je continue. Le lendemain, aux Cévennes, mon bistrot on me remercia chaudement.

De la libre expression. Sur notre rond-point, je blaguais en échangeant peu, jamais en groupe, me méfiant car personne ne faisait son coming-out syndical ou politique. Non, on ne devait pas  faire état de  ses orientations. Par souci d’égalité et de cohésion. Bof !
Pour être égal, libre et solidaire encore conviendrait-il de commencer par vivre dans un groupe social structuré, n’est-ce pas ? Pour être libre, faut au moins être deux qui prennent plaisir à vivre ensemble. Mais, va l’expliquer !

Egaux, soit mais sans les différences qui nous rendent citoyens singuliers valables, il y a problème. Le rond-point les gomme et, comme il n’est pas de bon de ton de poser des questions vu que personne ne sait y répondre et se méfie, la communication se pervertit, les relations s’établissant par effet miroir : qui se ressemble s’assemble. Egaux dans l'uniforme. Des Gilet jaunes. Dieu nous préserve de cette démocratie !

Au rond-point, tout est du domaine de l’affect, d’un consensus ambiant mou, indéfinissable car personne ne se découvre ni ne se livre à l’autre. En jouant dans la même cour que les réseaux sociaux en ligne, l’écho répond à l’écho. Le like ne considère le différent que pour le chasser. Si le Net a du bon en occupant son monde, il est nuisible en évacuant le débat et le conflit nécessaires à affirmer nos personnalités diverses utiles au groupe. Mais, comme le groupe n'existe pas alors tout s'exprime parfaitement dans le non-dit, l'impression et donc dans le ressentiment paranoïaque.
Mais, des réseaux sociaux ? Pour organiser un anniversaire ou planter le boxon, je ne dis pas… Pour structurer une société humaine, tu repasseras.

Une manipulation ? Ici, sur le rond-point, grâce à Internet on se veut perspicaces mais, gavés d’informations souvent incontrôlées et, ne réagissant qu’à l’instant T, nos réactions instinctives ne permettent pas au mouvement de se structurer en bonne petite république et, par la rumeur informatique nous nous manipulons nous-mêmes. Mais passons !

mardi 29 janvier 2019

l'an Un... Paris libéré ! -2

Voilà qu’après plus 79 jours les Gilets-jaunes chagrinent encore la France, revendiquant sans discontinuer, bien accrochés à leurs ronds-points. Rien ne va plus, malgré les contre-feux d’une aumône présidentielle et d’un grand débat national, l’incendie menace toujours la République.

Paris Libéré ! Le 17 novembre 2018, le ciel de France s’éclaircit : Paris  outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ! Le peuple se réveillait pour un nouveau siècle des Lumières. Las, ce dimanche 6 janvier 2019, après l’A-G  de 18 heures les Gilets Jaunes pédalaient encore et toujours dans la choucroute n’organisant que des Commissions dans un mouvement en forme de méduse sans squelette. Parti du niveau zéro des sociétés, rien n’avait bougé, pas même un début de solidarité, que de la convivialité et comme acquit que ce plaisir de se retrouver autour du brasero.

Premier contact. Rapidement, je déplorais notre inaction. Réponse, cinglante :
-Moi, je suis dans le mouvement depuis le début. Et toi, tu étais où ?
-Si ça commence comme ça, c’est bien parti ! Moi, j’étais là où lui et ses camarades, durant plus 40 ans ont laissé les choses pourrir pendant que je prenais des risques pour cette bande jaune en franchissements risqués.
Rapidement, notre cabane du rond-point se structurait matériellement avec un tableau d’affichage, une boîte aux lettres, une pour les suggestions. On nous offrait des denrées, boissons et autres douceurs.

Un mouvement de tous les contrôles. Dès le 19 novembre, j’endossais le gilet Jaune en apportant boissons et plaquettes de chocolat. Du bon. 17,50 euro de ma poche. Faut ce qu’il faut ! Le lendemain, me servant d’un peu de mon jus de fruit, une des bénie me fit remarquer que c’était gratuit. Je n’en fis pas cas :
-C’est pas cher, hein ?
-Non, pas cher ces jus de fruits. Pas cher, puisque sortis de ma poche !
-Excusez, je ne savais pas.
Qu’on se le dise : devenir gilet jaune consiste à ne pas déranger, à plaire et à s’abandonner en jaune pour se retrouver sur un rond-point occupé par de petits fonctionnaires, motards, commerçants, entrepreneurs, chômeurs, Rmistes, plein de femmes, peu de jeunes et beaucoup de retraités dont des ex-syndicalistes et politiques mais nul ne le revendiquait. Sauf moi.

Du grand n’importe quoi ! Depuis le début on ne cessait de se conforter : 80% de français nous soutenaient or il semblait évident qu’ils ne partageaient avec nous que ce sentiment d’être des laissés-pour-compte et qu’en cas de coup dur, peu nous suivraient. On enflait comme la grenouille et, à un visiteur, François qui se plaignait de la gêne que nous occasionnions, on savait argumenter gentiment :
-C’est Macron le seul responsable des blocages routiers. Adresse-toi à lui…
Et, toc. Prends-toi ça dans les dents. Mais, le fâcheux continuait, outré :
-Et les 10 morts sur les Ronds-points, c’est Macron aussi ?
Et notre béni n° 1 du rond-point, pour clore le débat, amicalement :
-Oui. Et puis, tu devrais être content : on se bat pour toi.
François, surexcité de tant de mauvaise foi, furieux :
-Connard. Je ne t’ai pas attendu pour me battre. E, si tu bloques la circulation, tu dois assurer la sécurité de tous, connard !
Prenant le parti du fâcheux, le béni number One, en toute fraternité :
-Toi, tu es non-violent. Tu n’as pas de couilles ! Viens nous les montrer samedi. Pas de couilles, même pas une ? Faut voir ! Et pour ce que cela servirait…

lundi 28 janvier 2019

2018 : l’An Un de la démocratie.-1

Pour ceux qui ne disposeraient que de peu temps, nous offrons un petit résumé de l’écrit qui suit traitant de deux populismes qui s’ignorent, l’un non-structuré et l’autre déstructurant se rejoignant au point zéro de la démocratie avec pour seul but de se passer du peuple. Ajoutons-y que l’un, gérant tout en même temps détricote le tissu social et que l’autre, prônant la liberté hors tout champ social contraignant se met hors-la-république.

Si, en 1789 nos révolutionnaire avaient bénéficié de notre protection sociale, jamais ils n’auraient fait la révolution ni mis en place de Constitution qui, après avoir déterminé ce qui participe à la chose commune (la res-publique) mirent en place  la gouvernance pour la gérer en son nom : pouvoir exécutif, législatif et judiciaire, plus un Président garant des institutions et arbitre et un Conseil constitutionnel chargé de vérifier la conformité des mesures politiques.
Nos ancêtres vérifièrent ce postulat que le brouhaha des voix d’un peuple inorganisé ne permettrait pas sa survie hors d’une structure étatique cohérente établie pour la gouvernance de la chose publique, le Gouvernement de la République.
Aujourd’hui l’urgence commande à tous : par souci d’adapter la France à la mondialisation, Macron brûle les étapes pendant que les gilets-jaunes sont talonnés par la misère. 

Le mouvement des gilets jaunes, né d’un sentiment républicain sur les réseaux sociaux ne restera jamais qu’un sentiment qui traversera la société sans jamais s’inscrire dans la République car, refusant de se structurer il contrevient à l’art. 4 de la Constitution de 58 qui stipule que les groupements politiques concourent à l’expression du suffrage et doivent respecter la démocratie.
Ne faisant confiance qu’à une masse inorganisée, coupés des corps intermédiaires, les Gilets-jaunes ne proposeront jamais de solution politique pour améliorer la gouvernance du peuple qu’ils ne représentent qu’en partie, n’ayant pas encore intégré que la démocratie ne se conçoit qu’en terme de structure politique solidaire qui participe à la vie de  la Nation.

Comme si on pouvait se passer de la connaissance intime des hommes, choisissant ses députés par Internet, ne s’appuyant que sur eux, légiférant parfois par Ordonnances sans respect pour l’opposition, Macron se pose en anti-démocrate.
Puis se moque de l’art. 5 de la Constitution qui affirme que le Président assure par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics en ne faisant pas confiance à ses ministres, se réservant le droit de les contredire bien trop souvent gérant ainsi à la place du gouvernement en contrevenant à l’art 20 qui stipule que le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation et à l’art. 21 de la Constitution, Le Premier Ministre dirige l’action du Gouvernement.

Ces deux formes de populisme qui jouent avec la Constitution, s’alimentant de l’inappétence du peuple à la gestion démocratique de la république (la chose publique) se fondent sur une contestable légitimé qui, sortie des urnes pour le Président ou du soutien à 80% de la population devrait les dissuader de vouloir mieux représenter le peuple que le premier parti de France, celui des abstentionnistes.

Populisme encore lorsque Macron, se substituant aux syndicats et aux patrons accorde une pseudo-augmentation du Smic (les 100 euros) qui était à la charge des employeurs, devenant ainsi l'un des deux adversaires d’une lutte des classe incroyable dans laquelle ces derniers deviendront les alliés objectifs des salariés. Pourquoi s’étonne-t-il de l’occupation violente de l’usine à gaz que représente la France ? Et, comme Macron n’accordera rien aux gilets-jaunes, si ce n’est un débat qui, il en est convaincu les amènera sur ses position et qu’il n’y a rien à espérer pour aller vers une solidarité plus juste, les gilets-jaunes n’ont donc rien à proposer sauf à tout casser jusqu’à la démission de Macron et la dissolution de l’Assemblée nationale.

En contrevenant à la Constitution, le Président et le Gilets-jaunes font fi de la nation en se passant des corps intermédiaires qu’ils estiment néfastes et inutiles pour faire mieux et plus vite sans eux, bousculant sans respect aucun la République. De même, n’entrevoyant que des solutions simplistes, ils obèrent la complexité de toutes formes de vies dont celle de la République française, vieille dame fantasque et fatiguée qui ne supporte plus aucun discours moralisateur qui changerait, sans égards ses bonnes habitudes.
                                                                               
                                                                                Amicalement,
                                                                                Fanny & Gilles,
                                                                         Ce lundi 28 janvier 2019.
                                                                                Le Vigan Gard.


PS : N’ayant rien à espérer d’un débat contradictoire qui ne viendra jamais de ceux qui ont tout attendu de l’Etat sans jamais rien lui donner, nous assumons, persistons et signons.