jeudi 27 juin 2013

La Fin de Vie et le Synode* !


Premier synode national Lyon 8 -18 mai 2013.

À PROPOS DE LA FIN DE LA VIE HUMAINE.
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Préambule : l’Église protestante unie de France est plurielle et il n’y a pas qu'une seule éthique protestante.

Pour nous, la vie est donnée par Dieu mais elle n’est pas sacralisée. En relation avec les questions sur la fin de la vie humaine, des Écritures et des convictions théologiques qui fondent nos orientations éthiques, nous cherchons une réponse.

La réponse d’un sujet face à son Dieu ne peut pas servir de référence pour la multitude qui ne partage pas cette foi.
Le débat ne se doit pas être échange d’arguments entre conceptions philosophiques ou religieuses. Il s’agit, ici, d’êtres humains en fin de vie, des familles, de l’entourage, de personnels médicaux et paramédicaux, et pour chacun d’avoir la possibilité de rester vivant jusqu’à la mort. 
Ces questions universelles ne sont jamais détachées de situations singulières, de choix individuels et de leurs impacts sur la société dans son ensemble.

Une dignité comprise de diverses manières. Cette dignité «intérieure» peut être considérée comme liée à la liberté de l’être humain devant Dieu et à son autonomie. Il s’agit de respecter les choix de vie du sujet, y compris de décider, éventuellement, de sa mort. 

Cette  dignité comporte aussi une dimension «extérieure» reçue et accueillie comme la vie, dignité indépendamment de son regard ou du regard des autres, avec cette possibilité pour le croyant de s’abandonner, consciemment, à l’amour de Dieu. Dans cette perspective, l’humanité et la dignité ne dépendent que de l’accueil divin, de la grâce de Dieu. 

Enfin, la dignité peut se concevoir sans aucune référence à aucune transcendance mais considérée comme inhérente à la personne et qui lui donne sa propre définition.

Pour une médecine qui accompagne. Il conviendrait de donner un nouveau droit aux citoyens pour qu’ils puissent exercer leurs choix concernant les conditions de leur fin de vie ainsi que de la possibilité d’envisager, dans des cas très particuliers, une aide active pour en accélérer la fin.
Il s’agit de promouvoir une médecine qui accompagne, écoute, et produit des soins de confort pour privilégier avant tout la qualité de la vie, particulièrement à la fin de celle-ci, quitte à en abréger la durée. 

Les options légales, les limites.
a) Interdiction de l’obstination déraisonnable de l’acharnement thérapeutique. (C’est la loi).
- Développer les soins palliatifs.
- Formation des médecins et soignants.
- Écoute, accompagnement, sollicitude. 

b) Notre prochain, le plus démuni doit être entendu et la loi devrait apporter une réponse  à sa demande d’assistance médicale pour terminer sa vie. 

c) C’est pourquoi cette nouvelle loi, appliquée dans un cadre précis, permettant d’accélérer la survenue de la mort, lorsque la souffrance ne peut plus être apaisée par les soins palliatifs, s’avère nécessaire.
Le risque de la liberté. La représentation que l’on a de la dignité humaine a des conséquences sur les choix singuliers de chacun. Mais en aucun cas ce choix, quel qu’il soit, n’altère la dignité inaliénable de cette personne.

Tous doivent pouvoir accéder à une fin de vie qu’ils considèrent comme «digne». La loi doit protéger les plus faibles et offrir un espace qui puisse permettre d’exprimer la liberté de conscience du sujet, assumant son choix singulier, en lien avec ses proches et la société.
Abréger son existence ne relève pas de la Loi mais de la Grâce.

La responsabilité des Églises. Chaque être humain devrait pouvoir bénéficier d’un accompagnement, notamment des Églises, pour développer la solidarité et l’accompagnement des personnes en fin de vie et de leur entourage, former et promouvoir encore un environnement  de confiance entre soignés et soignants.

Premier synode de Lyon des 8 au 18 mai 2013.
Église  protestante unie de France (communion luthérienne et réformée).

A) Le synode ne prescrit  pas de consignes sur une question qui touche au plus intime de chaque vie.

B) Devant la maladie, la souffrance et la mort, aucun cadre rigide ne peut définir ce qu’est la dignité, la liberté individuelle ou la responsabilité collective.

C) Nous affirmons, et c’est ce qui fonde notre foi, que c’est le regard que Dieu pose sur chaque vie qui lui confère sa dignité, sa liberté et sa responsabilité.

D) Nous croyons que la vocation des églises s’accomplit d’abord  dans l’accompagnement discret et respectueux de toutes situations personnelles et uniques.
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TEXTE de Colette BOUDARD. 
Nous ne demandons que ce qui est raisonnable.  Certains disent :
-En quoi, mourir dans la dignité… On ne meurt qu’une seule fois. Comme on ne nait qu’une seule fois. Devons nous renvoyer chacun à sa misère, à son humanité ? Je n’ai rien pu faire sur mes premiers cris. Rien. Mais, sur ma dernière angoisse, ai-je droit de mourir selon mes volontés, en toute dignité, moi qui ai tant aimé vivre? 

Certains vous rétorqueront que les soins palliatifs...
-Les soins palliatifs ne doivent, d’aucune façon, être le cache misère de la mort. Parce que la mort est une affaire trop personnelle pour qu’elle soit laissée à la discrétion de quelque corps médical que ce soit. Elle appartient à tout un chacun. 

Nous disons encore qu’aucun acharnement thérapeutique, aucune «endura»...
... ne résoudra le problème de sa propre mort. Déclarer que l’on me laissera sans soins mais qu’on ne veut pas m’aider à mourir parce que cela ne se fait pas, est inacceptable!
Arrêter les soins palliatifs pour que je meure de ma belle mort, c’est la loi. Une belle mort ! Vous croyez ? 

Nous constatons que l’aide active à mourir dans la dignité, en toute humanité, est aujourd’hui interdite, vilipendée. Comme si… Cela nous rappelle ces combats d’arrière garde de la contraception et de l’avortement.  Pourtant, nous sommes fidèles à la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 qui stipule que seules les actions nuisibles à l’humanité sont proscrites.
Rappelez-vous Marie-Louise Gilbert, guillotinée en 1943 pour cause d’avortement. Une honte pour notre belle France. Il aura fallu la loi Neuwirth de 1967 pour autoriser la contraception. 

Depuis, la loi Veil de 1974 constate que la femme est seule juge de sa situation, libre, majeure et souveraine de son corps et l’autorise  en toute conscience à l’interruption volontaire de sa grossesse, loi qui depuis 38 ans a fait ses preuves.  

Ni la femme, ni l'homme ne sont souverains pour décider de mourir dans la dignité. Mais...  
                                      ... peut-on, s’il vous plaît interrompre sa vie lorsque les ultimes batailles sont perdues, éviter l’acharnement ?
Vous me direz… Que disais-je ? 
Attendez : nous ne faisons pas l’apologie du suicide. Non. Nous ne parlons que du terme de la vie. La sienne ! La mienne, la votre... Parce qu’il faut bien mourir un jour, parce que bien vivre, c’est bien mourir. Dignement. 

La loi Léonetti stipule que lorsque vous serez en phase terminale, vous mériterez toute « notre attention ». Nous sommes bien d’accord. Alors, prêtez-moi toute votre attention car…

                                     … ma mort, je veux la réussir. La réussir ! Il ne s’agit que de la fin de ma propre vie, et Dieu sait si elle est belle, ma vie…Et bien la réussir. Jusqu'au final...

                                                                                ... Et, s’il vous plaît, aidez-moi à mourir dans la dignité. Car je ne suis que votre soeur, votre frère.
                                                   Colette BOUDARD. 
  ADMD-Ecoute: 01.48.00.04.92.  50, rue de Chabrol. 75010 PARIS        info@admd.net.


mercredi 26 juin 2013

Marjory & George in love* !


Dessin de Webb Murray
Marjory and George. En ces temps-là, heureusement révolus, l’argent faisait les mariages d’amour... 

...en ces années d’insécurité pour toute jeune fille qui voulait s’établir et où il fallait tout faire pour ne pas être séduite. Alors, amour et séduction ne faisant pas bon ménage, Marjory... comprenez !
Et comme toutes histoires d’amour qui, fleurissant petite pâquerette viraient au bleuet pâlissant puis en coquelicot rougissant avant que de ne se réaliser, ou tel petit nuage disparaissant happé comme par l’enchantement des soleils d’étés si timides d’Angleterre quand la situation financière du prétendant n’autorisait pas l'établissement d'un bon mariage respectable, si possible, alors...
Alors, parfois, le temps passait à la pluie et aux pleurs, et personne n’y trouvait à redire.

George aimait d’amour tendre Marjorie. Oh d’un amour si platonique, en ces temps-là car on ne compromettait aucune jeune fille… et toutes étaient respectées, Monsieur, mais aucune rosière ne jouait son bruit, sa renommée en s’étendant dans les près avec le soleil pour témoin. Marjory, elle…
Délicat George aimait Marjory qui le lui rendait bien par de tout petits bisous au coins des lèvres, oui George, le gentil mécanicien de la Royal Navy qui trouvait sa tant belle Margy à croquer qu’il en montrait les photographies à tous ses copains matelots et les faisait rêver, là-bas, en fond de cale. Et, pourtant, elle avait convolé depuis bien longtemps avec un petit médecin de campagne. Mais, il l’aimait toujours sa Marjory, sa Marjory et la Navy.

Oui, mais… Oui, mais la vie étant, la situation des jeunes filles était difficile. Comprenez les hésitations de Marjory : Navy, Toubib ? Ah, si George avait opté pour la Royal Air Force et s’il avait été pilote de Spitfire, le prestige de l’uniforme aurait enlevé l’adhésion de la belle. 
Mais le bon garçon n’en voulait pas à sa Marjory. Il n’était que mécanicien en fond de cale d’un HMS et sentait fort le mazout. Aucun savon ni parfum n’était capable de le faire sentir meilleur.

Lorsque j’ai connu Marjory, elle venait de perdre son mari devenu médecin-major dans la Navy, suite à la guerre. S’étant remise du veuvage récent, elle commença à prendre quelques plaisirs… D’abord de petites balades en voiture dans le Devonshire, puis des bains de mer en Cornouaille, pour finir par hanter tous les vernissages des expositions et acheter quelque tableau laid à quelque peintre beau, uniquement pour avoir ce plaisir d’un jeune barbu qui vous détaille, et lui dire qu'il serait un grand artiste… Il rétorquait qu’elle était grande dame.
Hé, hé ! Marjory.
Mais, quel âge pouvait-elle bien avoir ? 85 ans, ce me semble, Mais, quelle grande dame.

Et, son plaisir, à mon amie, consistait à m’emmener en ville, dans une vaste limousine, voiture qu’elle s’obstinait à conduire malgré son âge, et sans lunettes, par coquetterie. J’ai toujours pensé que Marjory se complaisait à me faire les peurs de ma vie uniquement pour courir se contempler dans ces glaces de modistes ainsi offertes. De toutes façons, elle n’y voyait goutte et je me demande encore aujourd’hui quel était le reflet qu’elle pouvait bien y déceler. Une Marjory floue, mais toute de couleurs toute mise ? Sans doute.

Et, la Dame, sa vie bien remplie de luxe et de faste, ne s’ennuyait jamais. Fashion victim, elle aimait acheter, dépenser son argent. Pourquoi le garder à 85 ans ? Le réserver à ses héritiers ? Elle ne se voyait pas à cet effort. Pour ce faire, il lui eut fallu un déambulateur en or, trop lourd qu’elle leur lèguerait, et la chose n’existait pas, ce qui la faisait rigoler comme une folle. 
Marjory m’inquiétait grandement.

Et puis, Marjory aimait les grandes toilettes. En reine-mère. Avec des chapeaux tous plus farfelus les uns que les autres et des robes aux couleurs impossibles qui ne s’accordaient jamais avec sa coiffe, pour choquer, disait-elle. Elle aimait. Et rire par-dessus tout !

Un jour, à brûle pourpoint, elle m’annonce qu’un homme a des vues sur elle. Pour être honnête, elle y allait fort, mon amie Marjory. Des vues, disait-elle ? Mais, était-elle sûre qu’il avait des vues, lui ? Sur elle ? Il devait être miro !
- Dear Ann-Mary. It’s truth. George, my first lover !
J’ai failli lui demander de préciser car elle disait que c’était son premier amoureux ! Attendez... amoureux ? Mais, non. Ce n’est pas la même chose entre le premier amour et le premier amoureux. L’un se partage, fait vibrer, ne s’oublie jamais, l’autre peut s’éconduire. Suis-je assez claire ?

- Chère Anne-Marie. C’est vrai. George, mon premier amoureux. Celui qu’elle avait éconduit poliment, (on a le fair-play anglais) mais bien éconduit en ses vertes années. George n’avait pas la rancune tenace. Oh, bien évidemment, il avait fait sa vie, avait été heureux jusqu’à ce que sa femme n'ait eu la mauvaise idée de mourir avant lui, ce qui est cocasse, ne trouvez-vous pas ? sachant que les femmes sont réputées plus résistantes que les hommes !

Et voilà, la vie n’étant que la vie, et l’oubli de sa femme, et le souvenir de Marjory et des petites balades et des petits bisous tout mignons, mais pas plus, et de la jolie robe légère vert-pomme ou rouge-cerise de Marjory, en ces temps d’insouciance… plus fort était le souvenir.
George était redevenu aveugle par amour, et l’attente depuis plus de 65 ans que lui avait fait endurer la tant belle demoiselle, tout était oublié. Ah, George nageait dans la félicité comme aimait à le rappeler Marjory… et enflammer un bel homme comme George à 85 ans, mazette… Bonheur !

Nous faisions du lèche-vitrine… Cela tombait bien pour choisir une robe de mariée. Blanche ?
- M’enfin, Mary-Ann. Je n’aime que la couleur…
- Alors, celle-là bleu tendre, non ? Avec une écharpe orange fluo et un chapeau gris…
- Mais, non. La robe, on trouvera. Le chapeau, aussi. Et je veux que ce soit Tony qui me mène à l’autel !
- Mais, Marjory, Tony est trop jeune. Il a tout juste 60 ans. Tu ne trouves pas ?
- Ma chère Ann, serais-tu jalouse ? Je ne fais que te l’emprunter pour l’Eglise. Ressaisis-toi !
La future épousée avait décidé que ce serait Tony, le mari d’Anne-Marie qui la conduirait à l’autel et la donnerait à George.
- Enfin, Marjory… Tony a son mot à dire, penses-tu ?
-Ecoute, ma chère. Si mon père était de ce monde, c’est lui qui me donnerait à George. J’entrerais au bras de Tony dans l’église. S’il te plaît Ann ! Tony le fera par amour de toi. Voilà!

Anne-Marie trouvait la chose cocasse, intéressante. C’est Tony, son mari qui n’apprécierait pas la situation. Ridicule. Anne-Marie, la française imaginait son homme, son anglais, dans ses petits souliers et son rôle de père de la mariée ? A mourir de rire. Ils n’avaient pas le même sens de l’humour et du ridicule, elle et Tony.
Anne faisait semblant d’être catastrophée par toute l’histoire.
- Je trouve la demande de Marjory déplacée, chéri… A son âge ! Une vraie gamine.
Mais Tony connaissait trop son Ann pour être dupe de son jeu. C’est pourquoi, lui aussi s’amusa comme un petit fou, se déguisant en dandy des années 1800 pour en faire la surprise à sa dame et à la future épousée le jour des noces.

Ce fut un mariage extra. Et heureux. Et ce fut Tony qui s’amusa le plus. Dommage que le prêtre, au grand dam d’Anne-Marie et de Tony, et de Marjory, et de George… et de toute  l’assistance oublia de prononcer quelques phrases rituelles, comme croissez et prospérez. Et cela gâcha un tant soit peu la cérémonie qui se déroula un mois de mai pluvieux. Sauf, ce jour là.

Et George et Marjory vécurent heureux longtemps… enfin assez longtemps pour pouvoir rattraper le temps perdu. Qui peut se rattraper. Mais oui, quand on s’aime très fort.

Mais, dis-nous encore, Anne-Marie ?
- George avait mis son bel uniforme de mécanicien-chef de la Royal Navy avec ses décorations.
- Mais, la couleur de la robe de mariée… Blanc ? Et le chapeau ?... Un diadème ?... Mais alors !
- Tu aurais dit le mariage royal d’Elisabeth II et du Duc d’Edimbourg. Mais, que c’était beau ! Et puis, Marjory a fait un petit bisou sur les lèvres de Tony quand elle a passé au bras de George, devant l’autel. Vrai! 
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A Anne-Marie. J’ai essayé d’être le plus fidèle à l’histoire que tu m’as racontée. Je n’ai rajouté que les petites fleurs, pâquerettes, bleuet et coquelicot. Les robes légères vert-pomme ou rouge-cerise, aussi.  C’est plus mignon. 
Gilles Le 26 juin 2013. Pont d’Hérault & le Vigan.

PS: «Le dandy doit aspirer à être sublime sans interruption, il doit vivre et dormir devant un miroir». (Mon cœur mis à nu Baudelaire).

Cadeau d'anniversaire, Gilou.

lundi 24 juin 2013

Plein jour ce dimanche soir !...

La "Superlune" de l'année a tenu toutes ses promesses !...


En effet, ce dimanche, c'était la pleine lune. Mais celle-ci n'était pas tout à fait comme les autres puisqu'il s'agissait de la plus grosse pleine lune de l'année 2013.

Ceci se produit lorsque notre satellite atteint son périgée, c'est-à-dire le point de sa trajectoire qui est le plus proche de la Terre. Dimanche soir, la Lune s'est ainsi trouvée à quelque 357.000 kilomètres de nous, alors que la distance maximale entre les deux corps est de 406.740 kilomètres.

Du fait de cette approche, elle est apparu 14% plus grosse et 30% plus lumineuse que d'ordinaire. C'est pour cela qu'on parle de "superlune".

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"La lune prépare ton anniversaire. De la part de Jérôme qui t'a satellisé sur la route en stop avec sa Peugeot 106 de 93." 
Et encore merci de m'avoir pris en stop. Gilles.

dimanche 23 juin 2013

Né sans mère* !


Ce Botero là n'aimait pas la prison : "Abu Ghraib, prison maudite"
Le 26 juin 1945, Gilles PATRICE naissait d'un providentiel hasard, cadeau de fête pour la journée inaugurale de l’ONU*, et du ventre de ma mère que la Justice me déniera en 1956, à mes 11 ans.
Quant au père, nous y reviendrons, l'information étant de moindre importance, pour tous. (*à Chicago, devant 111 États. La Pologne absente, comme à son habitude y fut, toutefois, associée.). 

Disons, et complétons en cela le tableau, ni Fatima, ni moi-même ne savions que la Mairie de Tizi-Ouzou m'avait accueilli à bras ouverts sous alias, le tout attesté par la griffe de deux vielles filles missionnaires protestantes co-signataires de cette naissance miraculeuse.
Miraculeuse, en êtes-vous bien sûr ?

Comprenez qu'Alias (Chéri Bibi soi-même), mêlant Chicago en l'affaire, le résultat donnera 67 ans plus tard un gibier de potence qui passera quelque mois en Maison close, ces Maisons d’Arrêts. Et pourtant j'avais des circonstances atténuantes, étant né de père et mère inconnus.
Depuis, à l’instar de la gestion du monde par l’ONU, ma vie se mit à rouler cahin, caha! 

Un bienfait n'étant jamais perdu, nous rencontrâmes le Substitut BOTERO d’Alès (1) qui rajouta un dimanche à la sanction judiciaire, pour être agréable à la plaignante qui voulait récupérer illégalement mon logement : un jour et une nuit de garde à vue à la Gendarmerie du Vigan ce 17 juin 2012 de la fête des pères, 
(1) BOTERO cité nommément pour ne pas faire tort aux autres substituts qui font leur boulot et qui ne se substituent pas aux juges, encore moins aux "victimes". 

Le bien naïf, se mêlant de faire sa loi en "sheriff" ricain ou, plus grave encore, ignorant que les maisons d’Arrêts de France, maisons closes le dimanche ne pouvaient m’accueillir, me garda à vue pour me faire les pieds.
-Allez, le bougnoule, un jour de plus !
-Il ne pensait pas à mal ? Ben, voyons ! 

Il semblerait, de source plus que sûre que ce substitut, à la sortie de l'école de la Magistrature de Bordeaux, fut dirigé sur le TGI d'Alès, son classement dans sa promotion ne permettant pas mieux, ah, las !
- Qui a dit bordieau ? Mais, ce n'est pas possible !
Et pourtant, Botero n'avait pas appris que les Maisons Closes n'existaient plus depuis 1947 et que leurs consoeurs, le Maisons d'Arrêts le sont aux jours fériées, dont le dimanche ! Tiens, tiens !

Quoiqu'il en soit, en notre bonne France, toute maison d’arrêts ne peut qu'être close et infâme bordel. Et pas que le dimanche. Pardon, BOTERO ?
- Vous êtes dangereux, Monsieur PATRICE, vos écrits le prouvent. 

En prison pour mes écrits. Je vous jure que c’est vrai. Sade, je suis Sade. Hourrah ! Je vous montrerai un jour ces textes, petites perles d’amour. Mais, quelle rigolade de savoir ce substitut jaloux de mon style, de la verve que vous me connaissez. 
Mon humour serait-il dangereux ? Mon Dieu, Botero, seriez-vous mesquin ? 

Né en Kabylie, comme au Monopoly, ta gueule d'arabe t’envoie directement en prison sans passer par la case départ et toucher les 20.000 euros. Ainsi va de la belle France de ce du BELLAY, poète et que that’s not good pour les petits franco-maghrébins.  
(trad. "Ce n’est pas tsoin-tsoin pour les petits arabes !").

J'affirme que tous les personnels de Police et de Justice de France ont un léger à-priori concernant les maghrébins. Tous. 
-Mais, y au moins une exception, pas vrai ?
-Mais, oui, puisque je pose ce postulat pour asseoir ma démonstration.
Et tous nos gros rats de la république, qui bouffent tout notre fromage se tirent tous des mailles du filet, sauf ce gros con de lion de l’Atlas, votre serviteur. Mais, de quoi se plaint-il ? L’avait qu’à rester dans son Atlas. Et son gourbi.

Algérie française. Et la France devint algérienne, elle qui ne sait plus que pour juger, il faut écouter, peser, comprendre tout en sachant que l'humanité est compliquée et qu'on a le droit de se tromper si on a fait consciencieusement son travail, sans haine. Botero a-t-il oeuvré sereinement ? Non !

Disons qu'en France, on s'en fout de la justice. Les fous et les débiles, les pauvres et les imbéciles en prison pour que les gros salauds voleurs, escrocs, dangereux ne risquent rien. 
Et pourquoi cela ? Ben, parce que toutes les places en taule sont prises par la piétaille. Et que l'on me prouve du contraire et je m'excuserai.
Donc, je vous avais parlé du droit coutumier dans mes précédents écrits...

Revenons au droit coutumier. Rappelez-vous Fatima spoliée. Je suis toujours interdit de dire : MA MÉRE et notre famille, par les effets conjugués des lois de France et des lois coutumières d'Algérie qui était française en ce qui concerne le territoire. Pas les habitants, ni les ânes, ni les hongres, ni les étalons, ni les mules, ni les juments, ni les mulets, ni les ânesses, ni les singes, ni les guenons, ni les chacals, ni les femmes. Et si j'oublie quelqu'un qu'il me pardonne. 

Ne parlons que du seul bon droit coutumier que la France avait, dans sa sagesse accordé aux seuls hommes.
On a bien suivi mon discours ?

Eh merdum ! Disons aussi que les femmes, on s'en foutait et qu'il importait impérativement, pour n'être pas assujetti aux coutumes, que je naisse de Père et Mère inconnus pour bénéficier des bienfaits d’une loi de 1832 (je crois), passant ainsi du statut de sujet de la France à celui de citoyen français. C'est fou, non ?

Pour devenir français, il fallait sacrifier ma mère, la Vieille.
Et puis, l’Algérie, en ces temps de guerre, en 1943 était devenu tout entièrement un bordel, palliant quelques temps tous les BMC (bordels mobiles de campagne), avec ses putains berbères, femmes enceintes d’œuvres américaines pas très catholiques dont il fallait recueillir l’enfant pour ainsi faire une nouvelle virginité à la mère, et la renvoyer au bled, en fin d’usage, et l’enfant adopté par une Mission Protestante.

Tous, à la Mission n’étions pas de même provenance. L’Algérie hérita d'une période de ténèbres par les bienfaits de la colonisation positive (sic). Une misère catastrophique. 
Tu étais veuve ? Eh zou ! Dehors, la vilaine. 
Une relation extraconjugale, et la femme n’était pas lapidée, grâce à la présence française, mais jetée proprement à la rue. Proprement à la rue, quelle horrible expression.

Tu n’avais pas de quoi faire chauffer la marmite, tu mangeais des herbes et des racines, ton sein s’était tari, ton gosse dépérissait et finissait par mourir ? Dehors, la méchante mauvaise mère !
Tu portais ce malheur de ne faire que des filles, tu avais intérêt à être superbement belle pour que ton mari te garde contre l’avis de sa famille.
Autrement, pas belle, tu subissais le sort de toutes les vilaines. Dehors avec tes filles. Va apprendre à nous faire de beaux petits mâles, des garçons !

La Mission Rolland, recueillait des orphelins. Pour certaines mères il n'y avait pas d'autre solution que d'abandonner son ou ses enfants à l’orphelinat. Mais, quels temps de misère extrême où l’état lui-même n’avait cure des pauvres, des orphelins, de la prostitution obligée et des miséreuses.

Heureusement que la charité chrétienne me visita.
Bien évidemment, la législation sur la nubilité qui passera de 13 à 15 ans et celle sur les droits de l’enfant évoluera en 1945 avec tout un système de protection bienfaisant. Mais le droit coutumier en Algérie restera hors de son champ d’application et qui peut me dire à quel âge ma mère a été mariée ? 10 ans, 11 ans ? Allez savoir !

Quelle indécence de se mettre en scène. Certains diront : mais en quoi veux-tu que cela nous intéresse ? C’est ta vie. Elle est particulière comme toutes les vies. Et puis, c’est indécent de raconter ainsi ta mère, tes frères. Peut-être n’apprécieront-ils pas ces révélations ?
Eh bien oui est non*. Fatima, mon « illégale » mère s'en est allée et ma vie croise ma parentèle. Vous me dites :
*Ndlr: nous conservons ce oui qui s'est fait non. A nôtre insu ? mais oui et non, chérie ! 

- Ne parlez pas de l’histoire de France pour ne pas causer de peine aux Allemands dont les tribus Franques étaient premières émigrées de Germanie. Croire qu'en parler nous condamnerait à mieux accueillir les Roms...

Chut, plus de bruit c'est la ronde de nuit des évènements d’Algérie. Il y reste tant de douleur des deux côtés de la Méditerranée. La torture, pouvons-nous ? Non ! Les viols non plus ? La prostitution indigène et que je serais peut-être le fils d’un G.I. américain ? Alors, parler, ne pas parler ?

Vous avez raison, continuons à dire choses qui fâchent et à nous en jouer.
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Tout ce qui suit n'est qu'amusement. C'est Gilou qui m'a demandé de mettre en réserve le dessin de Debout. Oui, mais, comment l'utiliser... De plus, il avait un texte du Synode de l'église protestante unie sur la fin de vie. Va expliquer au quidam que, et que... René Bouschet.
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Pour vous. Ne le dites pas à René mais, j’avais mis le doigt dans le pot de confiture. Je savais que ce coquin me ferait un cadeau d’anniversaire à sa façon. Je l’ai trouvé, oui, un dessin caché dans mon ordinateur avec, en titre : « Rachida DATI ». Demandez-moi :

-Il représente quoi, ton cadeau ? Et pourquoi Rachida ?
Attends, attends. J’ai eu peur qu’il me fasse un dessin genre 68 ans = 69 – 1 doigt !

Je trouve, ici les Messieurs plus curieux que ces Dames du 68 + 1, ce qui bat en brèches toutes mes croyances. Bien qu’éventé, un cadeau le reste toujours. Je vous en garde la primeur pour que vous en tombiez sur le cul.
Messieurs, pas de remerciement !

Pas vous Mesdames, si vous deviez tomber sur votre céans, je vous retiendrai et ne vous demanderai qu’une chose : en toute délicatesse, détournez vos beaux yeux de l’ordinateur et fixez par delà votre baie vitrée la ligne bleue des Vosges. Ou alors, n’y jetez qu’un regard furtif. Oh, rien qu'un oeil délicat ! Pour la rigolade coquine.
Pour ma part, ne voulant pas décevoir René, nous mimerons la surprise par des :
-Oh ! René, il ne fallait pas ! C’est trop ! Nos Internautes en seront heureux et, les femmes qui aiment ces petits bonheurs de la découverte, priseront ta délicatesse ! Oh, mon René ! 
(La découverte, qui se joue en couple ou en partie tierce, carrée à la rigueur consiste…).

Oui, certaines dames en seront choquées. De quoi ?
- Pas de quoi ! Qui a dit pas de quoi ? Allons donc, pas de mauvaise foi, et ne me faites pas croire qu'une blague un peu en dessous du nombril vous amène à éviter le grossier. 

Avec René, cette bégueulerie, devenue le sujet de nôtre querelle philosophique, nous occupe en permanence en disputes argumentées. René dit que je suis toujours de mauvaise foi. Je rétorque que ce ne sont qu’arguties. 
Soyez nos juges-arbitres :
- Qui, des hommes et des femmes se trouvent le plus choqués par notre blog ?
Ce dessin, devions-nous le laisser passer, et ce texte déclenchera-t-il les foudres de la critique ?
Vous dites, avec raison : 

-Mais, choqué en quoi ? Des contenus insuffisamment travaillés, parfois osés, des illustrations ou d'aspects philosophiques et tous raisonnements spécieux, de ce besoin de s’en remettre à la providence divine, de ce machisme d’un goût douteux, de cette misogynie de mauvais aloi, de ce mélange des genres parfois bon enfant mais souvent déplorable, de ces sentences et maximes frisant les plus tristes lapalissades ? 

Et de la prison de Guantanamo qu’il faut fermer, et des Pussy Riot à élargir… Est-ce mauvais goût ?
Effectivement, lorsque l’on fait le tour du blog, tout peut être sujet à controverse, dénigré, mais aussi débattu et étudié.

-Dans nôtre querelle des Anciens et des Modernes, remarquons que René pousse. Son dessin fera jaser, et remarquez :
- Oui, mais moi l’Art, je ne le voyais pas comme ça. Et puis, l’Imprimatur, non ! Un autodafé à la rigueur, certainement !
En ce qui concerne Rachida DATI :
- René, exprimez-vous !...  
Sa seule justification, à René ne serait que la rigolade. Mon pauvre, tu es tombé bien bas ! 

Mais, que tu es belle, Rachida, toi la seule femme capable de mettre au pas tous les juges de France et de Navarre, toi la gardienne de la liberté des détenus. Nous vous attendions, Madame le politique pour mettre à la botte le judiciaire. Oui, mais quelles bottes, ces bottes crées par Jacques ANTOINE, bottier-créateur, sis à Paris, France.
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21 juin : le sommeil ne me revient pas depuis 3h30. Une dure journée m’attend. Pourvu que je ne rencontre pas le mendiant qui me dit à chacun de mes passages :
- Bonjour, M’sieur ! Je passe dix fois par jour, rue du Palais. Mes journées pèsent 240 heures. J’en suis épuisé. 
Rendez-vous avec Mathilde vers 13 heures 30, joindre René BOUSCHET, rencontrer Antoine pour mettre au point un écrit. Voir aussi Jacques et Françoise, et saluer Rolando qui fait encore la gueule, je présume !
Je suis aussi inquiet parce que je me suis pris la tête avec mon vieux pote, cause à une vilaine de mauvaise foi qui nous manipule. Je suis agressif depuis environ une quinzaine de jours et je n’arrive pas à savoir le pourquoi de la chose.

Alité, je me tiens éveillé, sans état fiévreux depuis 1h30 que je suis sur ce texte qui n’en finit pas. Si, si. Euréka, j’ai trouvé l'argument de mon écrit : ne riez pas, je vous prie !
Voilà.

Lorsque j’étais plus jeune, 20 ans, beau comme Apollon et amoureux fou, j’allais avec ma Phonème au Musée de Rouen. Moi, la peinture, à l’époque m’intéressait moins que le blond-vénitien et la carnation de lait de ma belle. Bref. Nous nous tenions amoureusement, seuls visiteurs en cet endroit, et le gardien s’était pris d’amitié pour nous.
- Revenez entre midi et deux heures. Je vous montrerai des choses incroyables. Si, si !
Et le gardien avait raison. Sur des toiles monumentales du 18ème siècle, des peintres s’étaient ingéniés à dessiner, sous les aisselles des femmes, un sexe, leur sexe, évidemment. Voyez, comme Rolando aime l'art.
Il y a peu de temps, j’ai vu sur des photos de publicité de lingerie, le même procédé. Incroyable, non ?
PS : Vous ne verrez plus les tableaux de Maîtres de la même façon. Avec l'oeil de Rolando.
Pont d’Hérault, de mon lit, le 21 juin de l’An de Grâce 2013. Il est 5h23. 
J’arrête la correction. Nous la reprendrons plus tard. Fini le 23 juin à 16h10. Bisous. 

Et, encore toutes mes excuses au peuple de toutes les Russies. Et, s'il vous plaît, pour Rolando, demandez à Vladimir de libérer le Pussy-Riot. Merci.