samedi 6 juillet 2013

C'est Beau Paris ! - 17. The end


Premier mai deux mille trente quatre, huit heures du mat. La planète des fous est en échec.

Le jour se lève sur la petite campagne, laissant apparaître une brume légère et blanche sur le tapis épais et vert de l’unique prairie de l’hexagone. Une succession de sons musicaux, provenant des bosquets alentour et diffusée par des oiseaux robots programmés par le dernier garde champêtre, produit une éclatante gaité à cette heure verdoyante et rare. Le chant synthétique d’un coq de basse cour, venant des flancs de Sainte Ethique, la haute tour de la ville qui entoure les champs d’Etat, redonne le moral à ses habitants.

Des bruits d’explosion et de foule hurlante font sursauter Isabelle et Conrad. C’est le radio réveil qui retransmet en direct le conflit israélo-palestinien qui s’endurcit de décennie en décennie.

Les vieux Laugier habitent dans la proche banlieue parisienne, à Arcy sur Cure, dans l’arrondissement d’Auxerre, le quartier résidentiel de la capitale, a vingt kilomètres d’Avalon, ancien village connu pour ses grottes qui ont livré d’importants vestiges d’industries préhistoriques et des restes de squelettes humains.
Le couple loge au quarante huitième étage d’un immeuble de grand standing, dans un studio de deux cent soixante huit mètres carrés qu’il a fait compartimenter en quatre grandes pièces égales pour user confortablement leurs loisirs et les quelques jours de repos mensuels.

L’appartement se compose d’une grande cuisine équipée d’un robot laveur de vaisselle, d’un robot débarrasseur de table, etc…, d’une grande salle de bain équipée elle aussi de robots, celui du brossage des dents (je devrais dire, des dentiers), il y a aussi celui qui gère le système de douches automatiques et le système de séchage des corps… Qu’y a-t-il ensuite? Eh bien…

Eh bien... Il y a une grande chambre avec un grand lit équipé d’un matelas hydraulique à système automatique de déplacement électromagnétique à commande vocale, pure merveille et, pour finir, un salon meublé de deux grands canapés huit places recouverts, sur le dessus, de peaux de lézards morts et, sur le côté, de crocodiles vivants. Ajoutez y… Ah, oui!
Ah, oui... Une grande table basse en marbre de Carrare, sculptée, repose timidement au centre de ces deux répugnants reposoirs reptiliens. Dans le coin, en évidence, voyez ce bureau en chienne empaillée jaunie de style non voyant.

La vie dans cet appartement est idyllique et hydraulique.

Tous les matins ils se lèvent et, assis sur des fauteuils spécialement équipés et confortables reliés à un rail qui les emmène vers l’ascenseur de leur immeuble (qui ne tombe jamais en panne) qui les largue dans une bulle de verre en bas de l’immeuble. Celle-ci, entraînée par l’inertie d’un tapis roulant les dirige sur les lieux de leur travail, au H.G.E.N. haut gouvernement pour les énergies nouvelles, dans la capitale, où ils sont tous deux chefs d’invention des produits énergétiques.

Au H.G.E.N. les Laugier ont enfin trouvé le procédé pour garder une chaleur identique toute l’année malgré les grands réchauffements d’été et les grands froids d’hivers, grâce à une technique très simple, avec des bâtiments tous construits de la même façon et les toits doublés et isolés. Un gaz toxique, fabriqué à base de matière fécale humaine (désolé… la race animale ayant disparu totalement pour des raisons qui nous échappent, il fallait bien trouver quelque chose pour remplacer! Les gens sont atteints d’égoïstivité* ne se parlent plus, ne se sourient plus. Pire, certains ne se regardent plus et ne vivent que pour leur seule personne)… je disais donc que les excréments humains et des restants de pepsi cola des années quatre vingt dix formant un gaz qui circule entre les deux parois de l’habitation, donnent une température constante de vingt deux degrés toute l’année et fournit l’énergie électrique en permanence.
*L’égostivité est une maladie nouvelle, contractée au début du troisième millénaire. Les symptômes se traduisent par une poussée permanente d’individualisme aigu, sans possibilité de retour à la normale avant quelques siècles et qui entraînera, sans doute, l’anéantissement radical de l’espèce humaine…

Même, même… pendant leurs rares temps de loisirs, est ce Conrad ou Isabelle… sans nul doute  c’est Isabelle qui a trouvé comment transcrire les pensées des sourds et muets qui produisent un code personnel en opérant une séparation satisfaisante des fréquences des ondes cutanées, en leur injectant un produit par piqûre dans leurs culs tannés.
Cette fois, il semble que ce sera Conrad qui se penchera très sérieusement sur le cas des rêves des aveugles.

Sachez que le voyage en direction de leur lieu de travail ne dure qu’une petite heure et, pendant ce laps de temps, ils peuvent faire leur toilette, prendre un petit déjeuner, et plein d’autres choses. Ce transport en commun qui leur procure tout, pour un confort harmonieux, est conçu et fabriqué par l’unique marque automobile européenne qui ne construit plus de voitures depuis la grande pollution du début du vingt et unième siècle.

Ce jour du 1er Mai, connu pour la «Fête du Travail» est devenu: «Faites du travail» réservé exclusivement aux sexagénaires et plus, car les jeunes de moins de soixante ans sont interdits d’emplois rémunérés uniquement dans le but de s’occuper de leurs progénitures. Et lorsqu’ils seront âgés, les enfants garderont leurs vieux pour que ceux-ci aillent gagner la pitance des petits de moins de soixante ans. Suis je bien clair? Donc, je disais que les vieux… pour que les moins de soixante ans…

Les plus débrouillards, à la place de leur moquette, tapissent le sol de leur appartement de terre végétale en vue de faire pousser des légumes ensoleillés par une rampe de bronzage de deux mille watts. Pour humidifier le potager, ces cultivateurs rudimentaires chauffent à l’aide de papier en feu les détecteurs d'incendie pour que les pommes d’arrosage aspergent leurs plantations, et après quelques mois, ils ramassent leurs futurs repas.
Quant aux plus drolatiques, il paraîtrait même qu’ils fument leur plantation. Non, non. Pas avec de l’engrais, interdit. Ni avec les matières fécales toutes récupérées pour chauffer l’habitation. Non, non. Fumer en cigarettes roulées. Allumées, comme eux. Est-ce bien raisonnable? Autres temps, autres lieux, autres mœurs!

Nos deux amoureux centenaires n’ont pas eu l’obligation d’avoir des enfants car leurs emplois d’élite, dû à leurs inventions leurs donnent droit à ne pas procréer. Leur position particulièrement élevée les protège de cette charge prolétarienne.

Le vieux couple coula des jours heureux jusqu’au jour où, dans un élan de tendresse irrépressible, Conrad enlaça fortement Isabelle qui était fortement enrhumée, lui donna un baiser langoureux et sincère arrêtant l’oxygénation des petits et vieux poumons de la très vieille dame durant plusieurs minutes, ce qui amena cette dernière (qui fut la première et la dernière pour Conrad) à laisser son esprit rejoindre lentement les quelques personnes qu’elle avait rencontrées durant sa longue existence et qui avaient abandonné leurs enveloppes charnelles, pour se réincarner dans le corps d’une femme, d’un homme, dans quelque tabouret de jardin, ou dans bien d’autres choses. Ou en nain de jardin. Comme son père.
Terrorisé par ce qu’il venait de commettre, Parfait oublia de respirer et s’en alla rejoindre sa dulcinée.

Né un jour où il faisait nuit et par grand tapage, il arriva enfin à l’éclipse de sa vie, mort comme il était né… et par inadvertance, dans un long silence.
Mais, quoiqu’il en soit, Parfait et Isabelle retrouvèrent l’Oiseau Bonheur et purent le suivre au loin, là bas…

Note de l’auteur en fin du manuscrit: Parfait a été achevé le 27 juin 1997. Pat. P.

mercredi 3 juillet 2013

Le Collège Cévenol*.


Dessin de Jean-Pierre Desclozeaux
Le Collège Cévenol du Chambon/Lignon. 

Tout d’abord, je tiens à présenter mes condoléances aux parents et aux amis de la jeune Agnès assassinée.

Dans cet article que je voudrais mesuré, j’aimerai poser quelques questions aux parents de l’assassin, à la Justice, à son service de suivi et à l’établissement. 

Je vous entretiendrai en tant qu’éducateur spécialisé ayant suivi des jeunes à nous confiés par la justice et aussi comme ancien élève-surveillant du Collège Cévenol.

Allons droit au fait : Le jeune assassin avait déjà commis un crime dans le Gard.

-La Justice ne place pas le jeune en détention. Pourquoi ?  Les parents sont-ils membres de l’institution judiciaire, notables exceptionnels ?
-Les parents du jeune assassin ont réussi à placer leur enfant au Collège. Sont-ils d’anciens élèves du Collège et bénéficiaires de passe-droit ?
-Pourquoi la PJJ a-t-elle accepté ce cas qui ne relève que de la Maison d’Arrêt ? Comment l’information est-elle passée des Magistrats à ce service ?
-Qui a effectué la demande d’entrée au Collège Cévenol des parents ou de la PJJ ?
-Pourquoi le Collège Cévenol a-t-il accepté ce cas ? -L’information sur ce jeune était-elle complète ?

Le Collège Cévenol, est le meilleur espace de liberté pour poursuivre une scolarité épanouie lorsqu’on a eu des difficultés dans le système traditionnel. C’est le seul établissement de ce type qui a permis au cancre que j’étais de donner sa pleine mesure et de devenir pointu en mathématiques, en philosophie et en écriture. Et en sport. 
En deux années, sur un campus au milieu des bois, sans grilles, sans barrières, 4 heures de cours le matin, sport et activités dirigées l’après-midi, études le soir, dans un environnement propice à une scolarité épanouie, ce collège m’a poussé à l’excellence aussi bien en sport qu’en humanités : 
pour ceux qui connaissent ce collège, le sens des libertés réelles et fondamentales se double du sens de la responsabilité individuelle et collective et de respect de l’autre.

J’ai fréquenté le Lycée Daudet de Nîmes et ses méthodes traditionnelles. Un des plus grands Lycée de France. Avec des méthodes plus modernes basant sa pédagogie sur la responsabilité et la liberté, et des contraintes librement consenties, le Collège Cévenol atteint le même niveau, en acceptant pourtant des élèves qui présentent des lacunes ou un retard « à l’allumage » à leur arrivée dans l’établissement.
Dans ces deux établissements, les méthodes pédagogiques très différentes visent toutes deux à cette recherche de l’excellence en mettant tout en œuvre pour y parvenir.

Le Collège Cévenol n’a pas besoin que je le défende. Son passé, son histoire, ses résultats parlent pour lui. Mais, avoir mis un dangereux criminel qu’on s’est ingénié à sortir de prison pour le placer dans cet espace de paix, de liberté et de responsabilité est inacceptable.

Il y a quelques temps, j’avais écrit dans Rolando un article concernant le suivi judiciaire de jeunes en difficulté. Nos services sont complètement surchargés et donc notre travail s’en ressent. Tous le savent, depuis les magistrats jusqu’aux parents.

Concernant l’éducatrice chargée du dossier, si elle avait tous les éléments en main, alors elle n’aurait jamais dû :

-accepter de suivre ce jeune et refuser le placement au Collège Cévenol,
-demander au juge d’instruction ou au Procureur le placement de ce jeune en prison car, avant que de protéger ce criminel, il fallait mettre en sureté toutes les jeunes filles qu’il croisait. La détention était la seule mesure acceptable, au vu de la dangerosité de ce jeune.
Je connais le Directeur de la PJJ. Comme tous les responsables de tels service, il est toujours en bute à la surcharge de situations incroyables à gérer qui crée un stress important de ses éducateurs. Et faire travailler des professionnels dans de telles conditions de difficulté et de mal-être occasionne tous les dérapages possibles ce qui devrait interpeller le ministère de la Justice et la représentation nationale pour donner les moyens à leurs services.
Mais, comment ce Service de PJJ pouvait-il croire que la « protection » de ce jeune ne mettrait pas en danger Agnès ? Et cette question doit être posée à son directeur.

Le Juge des enfants et le Procureur Général ont confié un criminel à la PJJ, connaissant l’impossibilité pour ce Service de gérer ce genre de gars en limite : un criminel. Pourquoi ne pas l’avoir maintenu dans une structure fermée ? Pourquoi ?
Ce jeune avait déjà commis un crime. Il est remis en liberté, en attente de jugement. Violer une mineure, l’attacher à un arbre, s’en aller pour revenir. C’est un crime. Heureusement que la jeune gardoise avait réussi à s’échapper avant que ce prédateur ne revienne.
Et revenu pour quoi faire ? Détacher la môme ? La tuer plutôt !
Cette remise en liberté, prouve que tout le système judiciaire s'est grippé. Parce qu’il y a unanimité dans la décision de justice de remise en liberté de ce danger publique. Effectivement, il reste, pour les magistrats, à mettre en cause le Collège Cévenol, l’éducatrice de la PJJ, son directeur et l’expert psychiatre. Le grand n’importe quoi.  

Nous savons que le jeune ne s’appelait pas Mouloud. Etait-il issu d’une famille protestante, ou chrétienne de notables avec du pognon et des bras longs ? Autrement, il serait en prison, leur fils. 
Je dis et je répète que les juges et tout le système judiciaire avec leurs préjugés sont cause du malheur et qu'il n’y a pas de hasard. 

Si ce dangereux psychopathe s’était appelé Mouloud, la justice aurait pris toutes les précautions par la simple mise en détention jusqu'au procès.
Certains diront que je vois du racisme là où il n’y en a pas. Que nenni. Je parle en connaissance de cause car il faut savoir que les « moulouds », sont toujours justifiables d’une mesure de prison. Même si le délit est minime. Et qu’on me prouve du contraire, et cette affaire en est bien l’exemple type.  

L’expertise psychiatrique. Maintenant parlons peu, parlons bien : reposer une décision judiciaire sur une expertise psychiatrique revient à faire reposer la sécurité de tous les passagers d’un avion âgé de 17 ans qui présente de graves défauts de fabrication, qui s’est déjà crashé un jour à Nîmes où on aura frôlé la catastrophe de peu sur un seul contrôleur de maintenance. 

Disons que le contrôleur n’a jamais construit d’avion, a juste regardé, en « expert » quelques fiches de documentation sur les avions. Un nul, quoi, incapable. Gentil, mais nul qui assure la sécurité de tous. Un expert, quoi !
De qui se moque-t-on ?  Un seul contrôleur, un seul avis… Or, il y avait déjà eu crime aggravé.

Je tiens à dire que si j’avais été magistrat, j’aurais placé ce jeune en détention et refusé toute sortie anticipée jusqu’à son procès pour le 1er viol et la tentative de meurtre du Gard. Et aucun expert psychiatre, qui n’ont aucun bon sens (pour la grande majorité), ni service de PJJ surchargé (et donc parfois incompétent), aucun magistrat n’aurait réussi à faire sortir ce jeune de taule.
Mais, nom de nom, où ont-ils appris leur travail, tous ces juges qui ont eu à connaître de cette affaire ?
Et qu’ils aillent se faire enseigner d’urgence. Même pas… un peu de jugeote aurait suffi !

Quant à l’articulation Juge-Psychiatre-PJJ, on sait que personne n’a pris l’avis de personne. Ou alors, tous sont devenus fous. Parce que le bon sens suffisait, ce que l’on appelle le sens commun, celui qui est donné à tous dès la naissance.
Personne n’a croisé l’information avec personne ? Tous travaillent seuls ?
Et les Procureurs, ces protecteurs des libertés et de la société, où se trouvaient-ils ? Il n’y a eu sans doute aucun entretien de fond entre tous les protagonistes de l’affaire.
Le dossier remis aura dû être bien peu fourni aussi bien à la PJJ qu’au Collège Cévenol.

Le bon sens a fui les palais de Justice qui vous mettent en détention le tout venant et qui sortent de taule des types dangereux parce que leurs parents ont une certaine notoriété, sont bien français, chrétiens de surcroit, ont de l’argent, du blé, de l’oseille, du pognon et les bras longs. 
Et un carnet d’adresses bien rempli avec des procureurs, des ministres, des juges, des députés… Le Président François aussi ? Pourquoi pas.
Quand aux pauvres, avec de petits bras, les minorités visibles? Eh hop, en prison.

Le juge des enfants et le Parquet responsables. Ils ne peuvent se reposer sur personne. Les experts sont inaptes. Le service de suivi est débordé et peu fiable.
La faute leur incombe bien. Et donc, trouver d’autres responsables est de bon ton mais, c’est tout le système judiciaire qui est nul.

Il n’y a pas de hasard. Tous les drames ne sont pas tous évitable. Mais, pour celui-là, un peu de bon sens suffisait. Les magistrats n’ont pas manqué de discernement. Ils se sont complu à faire plaisir à des parents notables. J’en mets ma main à couper. Ou alors, la Justice est folle ! Point barre !
Voilà pourquoi, en disant encore toute notre tristesse et notre compassion aux parents et aux amis de cette petite, nous remettons la Justice face à sa responsabilité : elle doit en tirer des leçons.

-L’expertise psychiatrique n’est qu’un point de vue, un éclairage. Il en faut d’autres.
-La PJJ doit disposer de moyens et d’informations suffisants,
-Les Centre fermés pour mineurs ont leur utilité,
-Dans cette affaire, le jeune aurait dû aller en prison. Il était déjà criminel,
-L’information et des entretiens doivent permettre aux chefs d’Établissement scolaires de ne pas faire courir de risques aux autres élèves de leur établissement.
-Le Collège Cévenol est un espace ouvert de liberté et n’a jamais eu vocation de pallier les Centres Fermés pour Mineurs. Encore moins la prison qui, en en cas était la seule solution valable.
-Les magistrats sont responsables de leurs décisions. Seuls responsables.

Donc, placer un dangereux psychopathe dans ce collège était une faute lourde.

1°) - Si les parents de jeune assassin, si l’éducatrice de la PJJ, si un des Magistrat ayant eu à connaître de l’affaire étaient d’anciens élèves du Collège Cévenol, ils devraient être poursuivis pour complicité.

2°) - Si le fait que ce jeune, suite au crime qu’il a commis avant dans le Gard n’a pas été placé en détention à cause de la situation avantageuse de notable des parents, les Magistrats qui ont pris la décision de remettre dans la société ce danger public devraient être poursuivis pour complicité.

3°) - Dans tous les cas, ni la PJJ, ni l’expert psychiatre ne peuvent être poursuivis. C’est la décision collégiale de plusieurs Magistrats de remettre le jeune hors de la prison qui déclenche le drame. Par contre, les missions de la PJJ doivent être resserrées. Ce service de Protection de la Jeunesse doit refuser d’être le palliatif à la prison lorsque les cas sont border line.

4°) - Comment peut-on justifier, excuser tous les manquements dans cette affaire ? La condamnation de ce jeune assassin ne doit pas empêcher que le système judiciaire rende des comptes. Les magistrats, tout puissants dans leurs décisions ne peuvent renvoyer la balle sur la PJJ, l’expert-psychiatre, le Collège Cévenol.
La Justice doit s’interroger. Et sanctionner des fautes inexcusables, sanctionner chez-elle.

Je reste persuadé, que dis-je, convaincu que la dangerosité de ce jeune a été « édulcorée » pour le faire admettre au Collège Cévenol, au moins par les parents du jeune.

Des magistrats ont été mutés suite à cette affaire. Parfois dans des services plus prestigieux. Si la Chancellerie pense qu’ils se referont une nouvelle « virginité », elle se trompe.
Avoir permis à ce jeune de commettre un deuxième crime signifie que ces magistrats ont peut-être déjà permis des situations identiques.

La Justice ne pourra se passer de juger les magistrats qui ont permis ce crime. Et pas à huit-clos. Il s’agit d’une affaire qui touche aux fondements de  toute la Justice française et à la notion même de la protection des libertés. Et de la vie. Les parents d’Agnès, et tous les français doivent savoir pourquoi un dangereux récidiviste criminel a été remis en liberté.

Parce que les deux missions de la Justice qui n’ont pas été remplies étaient :
1°) - empêcher ce jeune criminel de nuire (en le plaçant en détention).
2°) - protéger Agnès.

Et que les magistrats nous expliquent la mission qu’ils ont demandée à la PJJ.

Je prie les parents d’Agnès d’accepter toutes nos condoléances mais il fallait poser des questions à la Justice. Et il faut des réponses. 
Gilles Patrice, ancien du Collège Cévenol. Le 3 juillet 2013.

Mauvaises nouvelles de Mars 2014. J'apprends avec stupeur que le Collège Cévenol ferme ses portes par manque d'argent. C'est une catastrophe internationale. A pleurer.

mardi 2 juillet 2013

La Légion d'Honneur de Ménie*!


Courrier des lecteurs. 

Nous recevons la lettre qui suit de Monsieur Martial A. Tarascon. 

"Chère Ménie, cher Rolando. Fidèle à votre blog, je prends plaisir à vous lire et tiens, par la présente, à vous le faire savoir même si je ne partage pas toutes vos analyses politiques, philosophiques ou religieuses, et que je ne goûte pas non plus toutes les blagues de Gilou ou dessins de René, mais enfin, ne nous plaignons pas trop : j'ai vu pire.
"J’ai particulièrement apprécié votre clin d’œil à Mimoun qui, vous n'êtes pas sans savoir se nommait Ali, étant moi-même né en Algérie, dans même région d’Oran. Je vous remercie aussi d’avoir salué le grand Emil Zatopek en l'associant à cet hommage. Deux grands champions que ces hommes qui nous ont fait rêver.

"Gérard Depardieu ne mérite pas votre "vindicte", et je trouve que vous y allez un peu fort. C’est un pitre, un clown, un grand artiste tout de même. Et français toujours. Nous l’aimons bien et avons toujours plaisir à le voir sur les écrans, avec ma femme.

"Concernant Monsieur Cahuzac, il ne fait que tout ce que les gens de pouvoir sont capables dans le pire. Mais, ils sont aussi capables du meilleur, vous le savez. 

"Je trouve encore que François Hollande ne mérite pas vos piques et qu’en ce qui concerne le Mali, dire que c’est le dernier Roi Nègre n’est pas bien. Il fallait bien intervenir, que diantre contre tous ces puissants 4X4 islamiques, qu’on se demande parfois avec quel argent ils peuvent se les offrir. Je ne parle même pas de l’armement. Auraient-ils des sponsors ? Nous ne savons…
Dénoncez, cher Rolando. Mais, dénoncez aussi l’inacceptable.

"En ce qui concerne la colonisation "positive", je ne vous situe pas. Vous nous dites parfois en être le bénéficiaire et, d’autres fois, vous vous en plaignez amèrement. Étant d’origine française d’Algérie, j’ai aussi vu les bienfaits de la colonisation. Tout n’a pas été négatif, reconnaissez-le ! Les routes, les hôpitaux, le chemin de fer, la santé publique, les infrastructures des ports, les usines, l’électricité, l’assainissement de la Mitidja, les réseaux d’eau potable, les égouts… que sais-je !

"Je vous remercie donc, encore une fois pour tout le plaisir que je prends à la lecture de votre blog, et aussi pour votre feuilleton "C’est Beau Paris !" et, considérant votre apport à la langue française et à sa diffusion dans le monde grâce à votre blog et à sa tenue, j’ai pensée que vous devriez demander la Légion d’Honneur. J’estime que vous la méritez.
"En vous souhaitant bonne continuation, je vous prie de recevoir mes salutations les plus distinguées, 

                                                        Martial A."
                           ____________

Réponse de Ménie : Cher Martial. Rolando vous remercie de la haute tenue de votre lettre qui nous encourage à persévérer, et qui n’est pas sensible aux encouragements ?
Tout d’abord, j’ai le regret de vous annoncer que le dernier épisode de "C’est Beau Paris !" paraîtra samedi prochain. Mais, rassurez-vous, une autre œuvre du même auteur (Patrick PANEZI) qui nous interdit encore une fois de le nommer, sera éditée courant du mois de juillet et, en avant première, nous vous en donnons le titre : «Una storia importante». Une histoire passionnante, croyez-moi.

La ligne éditoriale du blog, fluctuante, se trouve tiraillée, parfois même tenaillée par trois fortes personnalités. Je vous rappelle que Rolando, notre responsable éthique est très à cheval sur tout ce qui touche à la morale. Pour lui, un peu de gaudriole, certes. Mais, point trop n’en faut. Au risque de vexer, il dit :

- Du sexe ? Oui, un peu, mais dégusté roulé, all’ dente, cuiller et fourchette en mains, en spaghetti à l’italienne. Roulé.
Et, sur le sujet spaghetti, Rolando est très à cheval, mais il faut aussi des fibres, comme il dit. Pour l'assiette !

En ce qui concerne Rolando, une demande de Légion d’Honneur pour notre aïeul (et il serait ravi d’arborer la décoration pendante pour faire saluer tous les flics de France et de Navarre), soit. Gilles et René estiment que c’est un peu tard. Mais bon. 
Donc, Rolando accepterait avec joie que ce soit Depardieu qui la lui épingle, ce qui lui permettrait de réclamer la libération des Pussy Riot dans la foulée, le vieux étant têtu.

De René, disons, d’après Gilou… eh bien, disons que si la rosette en était noire, il la porterait comme signe du deuil de la gouvernance de l’humanité. Car, comme René l'illustre si bien :
- Il n’en est aucun qui puisse relever l’autre. J’avais espoir. J’ai voté, et il me l’a mis par derrière.
Voyez, cher Martial, comme on en revient toujours au même endroit et aux fibres de Rolando. Pas que dans l'assiette !

Gilou, qui prise les honneurs, à ce qu’il paraîtrait (d’après René) serait trop heureux de la porter cette décoration, et comme il n’en a aucune, à tout faire, celle-là lui plairait bien.
Connaissant la mère-Patrie, père-Gilou encore mieux, il semble que père et mère se soient devenus antipathiques l’un à l’autre et on ne sait qui a commencé le premier. Mais le résultat se fait sentir. 
  
Nous pensons encore que, sauf dans le cas où elle serait octroyée à Brigitte Lahaie et, dans ce seul cas, Gilou l’exigerait et René serait fier de la refuser, ou de la recevoir sans jamais la porter tout en signant ses dessins, non d’une étoile, mais d’une rosette en anneau de Vénus.

Quoiqu’il en soit, cher, cher Martial, sachez que la Légion d’Honneur ne se peut être demandée que par un tiers. Il est vrai que Gilou peut la proposer pour René qui la refusera et pour Rolando qui n’aura pas le temps de la porter.

Quand à Gilou, (Rolando étant oublieux, privilège, si je puis dire, du grand âge), et René qui ne s’abaissera jamais à demander quoique ce soit au gouvernement pour qui que ce soit, encore moins pour Gilou, je vous conseillerais de la demander pour notre écrivassier, cher ami.

Mais, voyez-vous, en regardant les dernières citations au Journal Officiel de la Légion d’Honneur de Novembre 2012, je n’ai pas vu beaucoup d’arabo-français nommés. 
Les chances de Gilou d’être décoré sont égales à Zéro plus zéro, la tête à Toto.

Amicalement, mon cher Martial de Tarascon, Ménie. Le Vigan le mardi 2 juillet 2013.
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PS de Gilou : le 17 mai 2013, F. HOLLANDE remet, en toute discrétion, la Rosette à l'Ambassadeur de Chine en France, Kong QUAN. Sachant que la Chine, que nous aimons maintient toujours Liu XIAOBO, prix Nobel de la Paix en prison et que...
... son ambassadeur avait eu une attitude insultante pour la France lors du passage de la flamme des jeux olympiques à Paris en 2008 et ne s'est toujours pas excusé...
... considérons la Légion d'Honneur frelatée et n'en voulons pas.